Rénovation énergétique
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Rénovation énergétique
Montant des aides
Financement
Artisans certifiés
Pour être éligible à Ma Prime Rénov « Parcours par geste », vous devez être propriétaire occupant ou bailleur d’un logement de plus de 15 ans (2 ans en Outre-mer ou en cas de remplacement et de dépose d’une chaudière au fioul), quelle que soit sa classe énergétique. Vos ressources doivent être très modestes, modestes ou intermédiaires.
Le logement à rénover doit être votre résidence principale, occupée au moins 8 mois par an.
En parallèle, vous devez avoir des revenus classés comme très modestes, modestes ou intermédiaires. Concernant les bailleurs, une déclaration sur l’honneur est exigée, confirmant l’engagement à louer le bien comme résidence principale pour une durée d’au moins six ans. Cette mise en location doit intervenir dans les douze mois qui suivent la demande de versement du solde de la prime. À ce jour, cette obligation s’applique aux propriétaires disposant de ressources intermédiaires ou supérieures, mais elle sera prochainement élargie aux foyers modestes et très modestes.
En cas de rupture anticipée du bail avant l’échéance des six années, le propriétaire devra restituer une partie de l’aide, calculée au prorata du temps restant (un sixième de la subvention par année non respectée). Enfin, il est interdit d’intégrer la part financée par MaPrimeRénov’ dans le calcul d’une éventuelle revalorisation de loyer liée aux travaux.
Pour être éligible à Ma Prime Rénov « Rénovation d’ampleur », vous devez être propriétaire occupant ou bailleur d’un logement de plus de 15 ans, utilisé comme résidence principale (occupé ou loué au moins 8 mois par an). Les travaux réalisés doivent permettre une amélioration d’au minimum deux classes énergétiques sur le DPE avec au moins 2 gestes d’isolation thermiques. Pour les biens classés G, F ou E, la rénovation peut être réalisée en deux phases sur une période maximale de 5 ans, avec obligation d’atteindre au moins :
Les bailleurs doivent en outre fournir une déclaration sur l’honneur, garantissant que le bien sera loué en résidence principale pendant au moins six ans. La mise en location doit débuter dans l’année qui suit le versement final de la prime. Cette règle s’applique actuellement aux propriétaires aux revenus intermédiaires ou supérieurs, mais elle sera prochainement étendue aux foyers modestes et très modestes.
En cas d’arrêt de la location avant la fin des six années prévues, une partie de l’aide devra être restituée, calculée au prorata (un sixième du montant par année non respectée). Enfin, toute revalorisation du loyer devra se faire hors montant financé par MaPrimeRénov’, ce dernier ne pouvant être intégré dans le calcul des travaux justifiant l’augmentation.
Pour être éligible à MaPrimeRénov’Copropriété, les travaux envisagés doivent permettre de réaliser au moins 35 % de gain énergétique à la fin du chantier.
Les Certificats d’Économie d’Énergie (CEE) sont accessibles aux propriétaires ou locataires d'un logement qui a été achevé depuis plus de 2 ans.
Les « coups de pouce » énergie sont accessibles à tous les ménages, propriétaires ou locataires, pour une résidence principale ou secondaire achevée depuis plus de 2 ans.
L’Eco-PTZ est ouvert à toute personne physique (propriétaire occupant ou bailleur) dont le logement est sa résidence principale ou destiné à le devenir.
Rendez-vous sur notre simulateur d’aides, ou notre simulateur de financements, selon le cas qui vous concerne.
Selon les pouvoirs publics, la France compte plus de 5,2 millions de passoires thermiques, soit une habitation sur quatre. Pour certains experts, il y en aurait en réalité plus du double… Pour faire simple, une passoire thermique, c’est un logement qui ne retient ni la chaleur l’hiver ni la fraîcheur l’été. La faute à une mauvaise isolation de ses murs, de sa toiture, de ses fenêtres, ou encore d’une ventilation défaillante.
Son Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) affiche une étiquette F ou G. Autrement dit, sa consommation énergétique est supérieure à 330 kWh par m2 et par an. Une surconsommation qui n’est évidemment pas sans conséquences sur les finances de ses occupants, particulièrement lorsque l’on sait que 14 % des Français (soit 3,8 millions de ménages) sont en situation de précarité énergétique. Ce qui signifie qu’ils consacrent plus de 10 % de leurs revenus aux factures énergétiques de leur logement.
De plus, les passoires thermiques, en plus de provoquer une sensation de froid permanente, même lorsque le chauffage est poussé à la température maximale, sont souvent responsables de problèmes d’humidité : dans ces logements difficiles à chauffer, le froid s’installe rapidement. En conséquence, les différentes pièces du logement ont souvent un fort taux d’humidité, reconnaissables par certains indices : la condensation sur les fenêtres, des taches sur les murs et les plafonds… Une forte humidité qui, au fil du temps, peut déclencher ou aggraver des maladies respiratoires ou autres pathologies (bronchites chroniques, arthrose, anxiété et dépression, maux de tête).
En améliorant la diffusion de chaleur de vos radiateurs, vous n’aurez pas besoin de les pousser à fond, ce qui vous permettra de réduire votre consommation énergétique. Pour ce faire, rien de plus facile : pensez à bien dépoussiérer les grilles d’entrée et les sorties d’air de vos appareils deux fois par an, ne posez pas de linges dessus, évitez de placer vos meubles trop près de vos radiateurs et, enfin, purgez-les au moins une fois par an, de préférence avant l’hiver.
En outre, et contrairement aux idées reçues, aérer quotidiennement votre logement même en hiver vous permettra de réduire votre consommation d’énergie : en plus d’évacuer la pollution intérieure, cela permettra de faire descendre le taux d’humidité de votre intérieur. Or, un logement plus sec se chauffe plus facilement et surtout plus vite. À la clé, des économies énergie.
Enfin, sachez qu’en baissant la température quand vous n’êtes pas chez vous et pendant la nuit, puis en la faisant remonter juste avant votre retour et avant votre lever (plutôt que de chauffer votre logement en permanence à la même température), un thermostat de chauffage intelligent vous permettra de réaliser jusqu’à 15 % d’économies sur votre facture énergétique. Sans compter que vous bénéficierez d’une chaleur douce et homogène.
L’éco-PTZ est un prêt à taux d’intérêt nul accordé pour financer des travaux d’amélioration de la performance énergétique. Il n’est soumis à aucune condition de ressources. Pour en bénéficier, il suffit d’être une personne physique (propriétaire occupant ou bailleur) ou bien une société civile non soumise à l’impôt sur les sociétés, dont au moins un des associés est une personne physique. Le logement concerné doit être déclaré comme résidence principale (occupé au moins 8 mois par an) ou destiné à le devenir. Notez que le dispositif a été prolongé jusqu’au 31 décembre 2027 par la loi de finances pour 2024.
Un seul éco-PTZ peut être demandé par logement, mais il est possible de solliciter un éco-prêt supplémentaire dans les 5 ans. Au total, le montant des deux éco-prêts à taux zéro ne peut dépasser :
Dans le cas d’un éco-PTZ classique, la durée de remboursement ne peut excéder 15 ans. Elle peut cependant être portée à 20 ans dans le cas d’un éco-PTZ « performance énergétique globale ».
Les travaux de rénovation énergétique financés par l’éco-PTZ doivent appartenir à au moins une des 7 catégories suivantes :
Notez que depuis le 1er juillet 2025, les critères techniques de l’éco-PTZ ont été harmonisés avec ceux de MaPrimeRénov’. Cela signifie que les équipements et matériaux financés par l’éco-PTZ doivent atteindre des seuils de performance précis, désormais identiques ou très proches de ceux exigés pour MaPrimeRénov. Concrètement, les critères portent notamment sur :
• La résistance thermique minimale des isolants, différente selon qu’il s’agit de la toiture, des murs ou des planchers bas ;
• Les performances des fenêtres et portes vitrées, avec des seuils portant notamment sur leur coefficient de transmission thermique ;
• Le rendement ou l’efficacité des équipements de chauffage et de production d’eau chaude, comme les pompes à chaleur, les chauffe-eaux thermodynamiques ou les équipements solaires ;
• Les caractéristiques des équipements utilisant une énergie renouvelable ;
• Le recours, dans la plupart des cas, à une entreprise disposant de la qualification RGE correspondant aux travaux réalisés.
Pour une rénovation globale, l’harmonisation va plus loin : un audit énergétique doit être réalisé avant les travaux et démontrer que le programme permettra de gagner au moins deux classes au DPE. Le projet doit respecter les critères applicables à la rénovation d’ampleur de MaPrimeRénov’, le même audit pouvant servir pour les deux dispositifs.
Par ailleurs, sachez qu’il est également possible de demander l’éco-PTZ pour le financement de travaux :
Le montant maximal de l'éco-PTZ est le suivant :
Depuis le 1er janvier 2024, il est possible de solliciter un « éco-PTZ PrimeRénov’ » : ce prêt (qui peut aller jusqu’à 50 000 €) vous permet de financer le reste à charge des travaux de rénovation énergétique éligibles au dispositif MaPrimeRénov’. Sa durée de remboursement peut aller jusqu’à 20 ans, en fonction de votre situation.
Ce financement prend une importance particulière en 2026 avec la baisse des plafonds de dépenses éligibles à MaPrimeRénov’ pour les rénovations d’ampleur. Alors que ce plafond pouvait auparavant atteindre 70 000 € HT pour les projets permettant un gain d’au moins quatre classes, il est désormais fixé à 30 000 € HT pour un gain de deux classes et à 40 000 € HT pour un gain d’au moins trois classes. Le reste à charge des ménages peut donc augmenter, ce qui renforce l’intérêt de « l’éco-PTZ PrimeRénov’ » pour compléter le financement des travaux sans payer d’intérêts.
Alors que les prix de l’énergie restent élevés, mieux piloter son chauffage constitue un moyen efficace de réduire ses consommations. À l’été 2026, le tarif réglementé de l’électricité s’établissait autour de 0,19 € TTC par kWh en option Base. La Commission de régulation de l’énergie a par ailleurs proposé une hausse moyenne de 2,5 % des tarifs réglementés au 1er août 2026, soit environ 26 € supplémentaires par an pour un foyer consommant 4 500 kWh.
Du côté du gaz, les tarifs réglementés ont disparu, mais la CRE publie chaque mois un prix repère destiné à aider les consommateurs à comparer les offres. En août 2026, ce prix atteignait en moyenne 0,12558 € TTC par kWh pour un logement chauffé au gaz, auquel s’ajoutait un abonnement annuel indicatif de 360,79 €. Dans ce contexte, installer un thermostat connecté peut permettre de mieux maîtriser le montant de ses factures.
Comme son nom l’indique, un thermostat connecté – via le wifi ou le réseau mobile à votre téléphone, votre tablette ou votre ordinateur – vous permettra de régler la température de votre logement selon vos besoins et vos envies. Comment ? En définissant les plages horaires durant lesquelles vous souhaitez activer ou désactiver le chauffage. Une solution qui vous permettra de réaliser jusqu’à 15 % d’économies d’énergie.
Et puisqu’il est connecté à votre box Wi-Fi ou au radiateur qui lui est même connecté via GSM, un thermostat connecté peut accéder en temps réel aux prévisions météo de votre région. Et donc réguler seul la température afin d’allier confort et économie d’énergie. Autre possibilité offerte par un thermostat connecté, le réglage de la température de chaque pièce selon vos besoins et/ou les caractéristiques thermiques de votre logement. Notez que certains modèles (plus onéreux…) sont même capables de « comprendre » vos habitudes et donc d’ajuster automatiquement la température en fonction de celles-ci.