Le diagnostic technique global (DTG) informe les copropriétaires sur l’état général du bâtiment ainsi que sur la nécessité, le cas échéant, d’envisager des travaux. Ce diagnostic s’inscrit dans un cadre réglementaire strict prévu par la loi et renforcé par plusieurs décrets. Il constitue aujourd’hui un outil essentiel d’analyse, d’information et d’aide à la décision pour le syndic et les copropriétaires eux-mêmes. Décryptage.
Créé par la loi Alur, le DTG est un bilan complet permettant une vision globale d’une copropriété, de ses parties communes à sa structure. Il inclut notamment l’examen de la sécurité, du respect des normes en vigueur, de son éco-responsabilité, mais aussi de la santé financière de la copropriété et des futures obligations prévues par la loi Climat. Autrement dit, un diagnostic technique global complet constitue une cartographie détaillée des risques, des pathologies du bâtiment et une évaluation du coût des interventions nécessaires afin d’assurer la pérennité de l’immeuble pour les dix prochaines années.
Travaux en copropriété : que doit comporter un diagnostic technique global (DTG)
Un diagnostic technique global doit comporter :
L’état apparent des parties communes et des équipements communs ;
Le détail des améliorations possibles du bâtiment, notamment selon les modes constructifs traditionnels ;
Le point sur la situation du syndicat des copropriétaires, y compris les éventuels impayés ;
Le DPE collectif, le diagnostic de performance énergétique ou l’audit énergétique de la copropriété ;
L’inventaire des travaux obligatoires ou indispensables à la bonne conservation de l’immeuble ;
Une évaluation du coût et un chiffrage prévisionnel grâce à l’analyse du thermicien ou du diagnostiqueur immobilier.
Le PPT (PPT / PPPT) : un outil complémentaire au DTG
La loi Climat et résilience impose désormais l’élaboration d’un Plan Pluriannuel de Travaux (PPT) dans les immeubles construits depuis plus de 15 ans. Ce dispositif permet d’organiser les travaux collectifs sur dix ans : entretien des parties communes, gestion des risques, amélioration de l’efficacité énergétique, optimisation de la thermique des bâtiments, etc.
Le PPT repose sur :
Une analyse du bâti et des équipements ;
Un diagnostic de performance énergétique ou DPE collectif ;
Le DTG, lorsqu’il est obligatoire.
Il s’agit d’un document stratégique, utilisé dans de nombreuses métropoles, notamment au sein de la Métropole du Grand Paris, pour anticiper les besoins des copropriétés et garantir une gestion efficace.
Un outil clé pour la performance énergétique
Intégrant un DPE réalisé par un professionnel certifié, le DTG évalue les performances énergétiques du bâtiment, un enjeu crucial dans le cadre du logement et des futures obligations climatiques. Cette analyse met en lumière les travaux prioritaires : isolation, rénovation de l’enveloppe, amélioration des équipements… Elle permet aussi de vérifier la cohérence entre obligations légales, performance énergétique et coûts futurs.
Bon à savoir !
Les copropriétés ont l’obligation de constituer un fonds de travaux, alimenté selon les tantièmes définis au règlement de copropriété. Il sert à financer les travaux votés en assemblée générale ou imposés par la loi. L’assemblée générale des copropriétaires joue un rôle central dans la validation du DTG, du PPT et de toute opération liée à la conservation du bâtiment.
Le diagnostic technique global (DTG) est-il obligatoire ?
Le DTG est obligatoire dans plusieurs situations :
Immeuble de plus de 10 ans faisant l’objet d’une mise en copropriété ;
Immeuble touché par un désordre (ex. : inondations, arrêtés d’insalubrité) ;
Copropriétés concernées par une obligation spécifique issue d’un décret ou d’une procédure administrative.
Qui peut réaliser un diagnostic technique global (DTG) ?
La réalisation du DTG doit être confiée à :
Un thermicien ou un diagnostiqueur immobilier disposant des compétences techniques, juridiques, financières et réglementaires exigées.
Il doit maîtriser :
Les pathologies du bâtiment ;
Les normes de sécurité et d’accessibilité ;
La gestion financière des copropriétés ;
Les équipements techniques ;
La thermique, l’acoustique, la réhabilitation ;
Les relations contractuelles avec les prestataires ;
La réglementation du bâtiment et de la copropriété ;
Les méthodes d’analyse du bâti, aussi bien en gros œuvre qu’en second œuvre.
Le syndic doit obtenir les informations, diplômes, certifications et une attestation d’indépendance du professionnel avant de valider son choix.
Combien coûte un diagnostic technique global (DTG)
Le coût d’un DTG varie selon le nombre de lots composant la copropriété. En général, il faut compter entre 1 700 € et 7 500 €, selon Citae. Le devis dépend entre autres, du niveau d’analyse demandé et des particularités du bâtiment.
Quelle est la durée de validité d’un diagnostic technique global (DTG) ?
Aucune durée de validité n’est prévue par les textes. Toutefois, une mise à jour tous les cinq ans est recommandée pour garantir la pertinence des données, notamment en cas de modification du bâtiment, de nouveaux enjeux climatiques, ou d’évolution du cadre réglementaire.

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