Travaux en copropriété : tout savoir sur le diagnostic technique global (DTG)

UNI-MÉDIAS

Publié le : 01/09/2023

2 min de lecture

Le diagnostic technique global (DTG) informe les copropriétaires sur l’état général du bâtiment ainsi que sur la nécessité, le cas échéant, d’envisager des travaux. Ce diagnostic s’inscrit dans un cadre réglementaire strict prévu par la loi et renforcé par plusieurs décrets. Il constitue aujourd’hui un outil essentiel d’analyse, d’information et d’aide à la décision pour le syndic et les copropriétaires eux-mêmes. Décryptage.

 

Créé par la loi Alur, le DTG est un bilan complet permettant une vision globale d’une copropriété, de ses parties communes à sa structure. Il inclut notamment l’examen de la sécurité, du respect des normes en vigueur, de son éco-responsabilité, mais aussi de la santé financière de la copropriété et des futures obligations prévues par la loi Climat. Autrement dit, un diagnostic technique global complet constitue une cartographie détaillée des risques, des pathologies du bâtiment et une évaluation du coût des interventions nécessaires afin d’assurer la pérennité de l’immeuble pour les dix prochaines années. 

Travaux en copropriété : que doit comporter un diagnostic technique global (DTG)

Un diagnostic technique global doit comporter : 

 

  • L’état apparent des parties communes et des équipements communs ; 

  • Le détail des améliorations possibles du bâtiment, notamment selon les modes constructifs traditionnels ; 

  • Le point sur la situation du syndicat des copropriétaires, y compris les éventuels impayés ; 

  • Le DPE collectif, le diagnostic de performance énergétique ou l’audit énergétique de la copropriété ; 

  • L’inventaire des travaux obligatoires ou indispensables à la bonne conservation de l’immeuble ; 

  • Une évaluation du coût et un chiffrage prévisionnel grâce à l’analyse du thermicien ou du diagnostiqueur immobilier. 

 

Le PPT (PPT / PPPT) : un outil complémentaire au DTG

La loi Climat et résilience impose désormais l’élaboration d’un Plan Pluriannuel de Travaux (PPT) dans les immeubles construits depuis plus de 15 ans. Ce dispositif permet d’organiser les travaux collectifs sur dix ans : entretien des parties communes, gestion des risques, amélioration de l’efficacité énergétique, optimisation de la thermique des bâtiments, etc. 

 

Le PPT repose sur : 

 

  • Une analyse du bâti et des équipements ; 

  • Un diagnostic de performance énergétique ou DPE collectif ; 

  • Le DTG, lorsqu’il est obligatoire. 

 

Il s’agit d’un document stratégique, utilisé dans de nombreuses métropoles, notamment au sein de la Métropole du Grand Paris, pour anticiper les besoins des copropriétés et garantir une gestion efficace. 

Un outil clé pour la performance énergétique

Intégrant un DPE réalisé par un professionnel certifié, le DTG évalue les performances énergétiques du bâtiment, un enjeu crucial dans le cadre du logement et des futures obligations climatiques. Cette analyse met en lumière les travaux prioritaires : isolation, rénovation de l’enveloppe, amélioration des équipements… Elle permet aussi de vérifier la cohérence entre obligations légales, performance énergétique et coûts futurs. 

Bon à savoir !

Les copropriétés ont l’obligation de constituer un fonds de travaux, alimenté selon les tantièmes définis au règlement de copropriété. Il sert à financer les travaux votés en assemblée générale ou imposés par la loi. L’assemblée générale des copropriétaires joue un rôle central dans la validation du DTG, du PPT et de toute opération liée à la conservation du bâtiment. 

Le diagnostic technique global (DTG) est-il obligatoire ?

Le DTG est obligatoire dans plusieurs situations : 

 

  • Immeuble de plus de 10 ans faisant l’objet d’une mise en copropriété ; 

  • Immeuble touché par un désordre (ex. : inondations, arrêtés d’insalubrité) ; 

  • Copropriétés concernées par une obligation spécifique issue d’un décret ou d’une procédure administrative. 

Qui peut réaliser un diagnostic technique global (DTG) ?

La réalisation du DTG doit être confiée à : 

 

Un thermicien ou un diagnostiqueur immobilier disposant des compétences techniques, juridiques, financières et réglementaires exigées. 

 

Il doit maîtriser : 

 

  • Les pathologies du bâtiment ; 

  • Les normes de sécurité et d’accessibilité ; 

  • La gestion financière des copropriétés ; 

  • Les équipements techniques ; 

  • La thermique, l’acoustique, la réhabilitation ; 

  • Les relations contractuelles avec les prestataires ; 

  • La réglementation du bâtiment et de la copropriété ; 

  • Les méthodes d’analyse du bâti, aussi bien en gros œuvre qu’en second œuvre. 

 

Le syndic doit obtenir les informations, diplômes, certifications et une attestation d’indépendance du professionnel avant de valider son choix. 

Combien coûte un diagnostic technique global (DTG)

Le coût d’un DTG varie selon le nombre de lots composant la copropriété. En général, il faut compter entre 1 700 € et 7 500 €, selon Citae. Le devis dépend entre autres, du niveau d’analyse demandé et des particularités du bâtiment. 

Quelle est la durée de validité d’un diagnostic technique global (DTG) ?

Aucune durée de validité n’est prévue par les textes. Toutefois, une mise à jour tous les cinq ans est recommandée pour garantir la pertinence des données, notamment en cas de modification du bâtiment, de nouveaux enjeux climatiques, ou d’évolution du cadre réglementaire. 

 

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Vous avez des questions ?

    Est-ce que le DTG est obligatoire ?

    Si beaucoup de copropriétaires pensent que le Diagnostic technique global (DTG) est systématiquement obligatoire (au même titre qu’un DPE ou qu’un audit énergétique), la réalité est plus nuancée : le DTG n’est en effet imposé que dans certaines situations, et ce même s’il devient progressivement un outil central pour anticiper les travaux et sécuriser le patrimoine immobilier. 

     

    Pour rappel, le DTG constitue une analyse complète de l’immeuble : état du bâti, solidité de la structure, performances énergétiques, conformité réglementaire, état des équipements collectifs ou encore qualité de la gestion financière. Son intérêt : offrir une vision globale permettant de détecter les risques, un document particulièrement utile pour monter une stratégie de rénovation sur plusieurs années. 

     

    Concernant son aspect obligatoire, le DTG est imposé dans 3 cas précis. Ainsi, il doit être réalisé lorsque l’immeuble est soumis à une procédure pour insalubrité ou lorsqu’une copropriété décide d’élaborer un plan pluriannuel de travaux (PPPT) et qu’aucun diagnostic récent n’existe. Autre obligation : les copropriétés de plus de dix ans mises pour la première fois en copropriété (par exemple lors d’une division d’immeuble). 

     

    Le reste du temps, le DTG reste facultatif… Même si dans les faits, de nombreux syndics le recommandent vivement : avec la montée des exigences en matière de rénovation énergétique et l’arrivée du PPPT, disposer d’un diagnostic complet devient presque indispensable pour programmer intelligemment les travaux, éviter les dépenses imprévues et rassurer les copropriétaires sur l’état réel de leur immeuble. 

     

    Autrement dit, si le DTG n’est pas obligatoire pour toutes les copropriétés, il s’impose de plus en plus comme un outil stratégique permettant non seulement d’éclairer les décisions, mais aussi de mieux protéger la valeur patrimoniale de l’immeuble. 

    Quelle est la différence entre un DPE et un DTG ?

    Dans le paysage de la rénovation énergétique et de la gestion immobilière, deux diagnostics reviennent souvent : le DPE et le DTG. Si leur nom peut prêter à confusion, ils ne poursuivent pas du tout les mêmes objectifs. L’un mesure la performance énergétique d’un logement, l’autre dresse un tableau complet de la santé d’un immeuble. 

     

    Le Diagnostic de performance énergétique (DPE), obligatoire lors de toute mise en vente ou location, évalue la consommation énergétique d’un bien et son impact carbone. En pratique, il attribue une étiquette allant de A (performance énergétique très élevée) à G (performance énergétique médiocre), désormais au cœur des décisions immobilières : les logements classés F ou G, qualifiés de « passoires énergétiques », sont en effet soumis à des restrictions de mise en location. Le DPE vise donc surtout à informer, à prévenir les dérives énergivores et à encourager les travaux d’isolation ou de rénovation thermique. 

     

    Le Diagnostic technique global (DTG) joue dans une autre catégorie. Beaucoup plus complet, il concerne l’immeuble dans son ensemble (parties communes, structure, équipements, sécurité, gestion financière). Obligatoire dans certaines copropriétés (notamment celles en difficulté ou de plus de 10 ans souhaitant élaborer un plan pluriannuel), il sert de base à une vision à long terme : le DTG identifie les risques, estime les travaux à prévoir sur dix ans et aide les copropriétaires à planifier des interventions cohérentes. 

     

    En résumé, le DPE éclaire la performance énergétique d’un logement, tandis que le DTG analyse la solidité, la sécurité et l’avenir d’un immeuble entier. Le premier accompagne les transactions immobilières ; le second guide la stratégie patrimoniale d’une copropriété. 

     

    Quelle est la différence entre un DTG et un PPPT ?

    Dès lors que l’on parle de rénovation énergétique des copropriétés, deux sigles rythment désormais les prises de décision : le DTG et le PPPT. Si tous deux visent à mieux anticiper l’avenir d’un immeuble, ils ne remplissent ni le même rôle, ni la même fonction. 

     

    Le Diagnostic technique global (DTG) est le plus ancien des deux. Créé par la loi Alur, il s’apparente à une véritable radioscopie de la copropriété. Son objectif : dresser un état des lieux complet de l’immeuble, analyser la solidité du bâti, vérifier la sécurité des équipements collectifs, évaluer la consommation énergétique et examiner la gestion financière. Le DTG permet ainsi de détecter d’éventuels risques, de repérer les travaux indispensables et d’estimer leur urgence. Il n’est obligatoire que dans des cas précis – notamment pour les copropriétés en difficulté ou celles qui souhaitent établir un plan pluriannuel – mais reste fortement recommandé pour obtenir une vision globale et cohérente. 

     

    De son côté, le Projet de plan pluriannuel de travaux (PPPT) se concentre moins sur l’analyse du bâti que sur l’anticipation des travaux. Introduit par la loi Climat et Résilience, il impose aux copropriétés de programmer, sur dix ans, les interventions nécessaires pour préserver le bâtiment, améliorer sa performance énergétique et prévenir les dégradations. Contrairement au DTG, qui constate, le PPPT planifie. Il s’appuie sur des préconisations techniques, intègre un chiffrage financier et doit être présenté chaque année en assemblée générale afin de guider les votes. 

     

    En clair, le DTG dresse le diagnostic, tandis que le PPPT fixe la feuille de route. Le premier identifie les problèmes ; le second organise les solutions. 

    Quelle est la validité d’un DTG ? 

    Radiographie complète d’un immeuble (structure, sécurité, équipements, performance énergétique, gestion), le Diagnostic technique global (DTG) permet d’anticiper les travaux et de planifier l’avenir du bâtiment. 

     

    Contrairement à d’autres diagnostics immobiliers dotés d’une échéance précise, le DTG n’a pas de durée de validité limitée dans le temps. En effet, la réglementation ne fixe aucune date d’expiration pour ce document. Un DTG reste théoriquement valable tant que la situation de l’immeuble n’a pas évolué. Une particularité qui peut surprendre, alors que d’autres diagnostics – comme le DPE ou le diagnostic amiante – disposent d’un cadre beaucoup plus strict. 

     

    Pour autant, considérer qu’un DTG est valable indéfiniment serait une erreur. Un immeuble vit, se transforme, s’use. Des travaux peuvent être réalisés, d’autres peuvent devenir urgents, la réglementation peut évoluer, et les exigences d’un plan pluriannuel de travaux (PPPT) peuvent nécessiter des données actualisées. Dans les faits, un DTG trop ancien perd de sa pertinence et ne peut plus servir de base fiable à la programmation des travaux. C’est pourquoi de nombreux syndics recommandent de réactualiser le DTG tous les 5 à 10 ans, ou lorsqu’un événement majeur survient : ravalement, rénovation énergétique, modification des équipements collectifs ou apparition de désordres structurels. Cette mise à jour n’a rien d’obligatoire, mais elle garantit une gestion cohérente de la copropriété et une meilleure anticipation budgétaire.