Rénovation énergétique : Tout savoir sur l’isolation des ouvertures (portes et fenêtres)

PUBLIÉ LE : 04/09/2023 MIS À JOUR LE: 20/01/2024

L'isolation de vos fenêtres vous permettra de réaliser jusqu’à 15% d’économies sur votre facture de chauffage, voire plus si vous remplacez également votre porte d’entrée. Matériaux, vitrages efficients, aides disponibles : on vous dit tout.

Selon l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), les déperditions thermiques d’une habitation ont lieu pour 10 à 15% d’entre elles au niveau des ouvertures (fenêtres, parois vitrées, porte d’entrée).

Une bonne isolation thermique de vos ouvertures permettra donc de réduire les déperditions énergétiques de votre logement et, par extension, de faire baisser le montant votre facture de chauffage. De la même manière, en supprimant les variations de température et autres courants d’air provoqués par une mauvaise isolation de vos ouvertures, vous améliorerez non seulement le confort global de votre habitation, mais vous limiterez aussi les problèmes d’humidité dans votre intérieur, souvent à l’origine de moisissures et de toutes les dépenses qu’elles peuvent engendrer (peinture, absorbeur d'humidité, etc.).

Enfin, il est important de rappeler qu’une bonne isolation de vos ouvertures, en plus de valoriser votre bien immobilier, vous permettra également de vous protéger des nuisances sonores et des nuisibles.

Rénovation énergétique : quel vitrage choisir pour vos fenêtres ?

Aujourd’hui, le simple vitrage se fait rare sur le marché de la menuiserie, notamment à cause de ses faibles performances thermiques. Il a laissé place au double vitrage, voire au triple vitrage, des solutions qui offrent de bien meilleures performances en termes d’isolation.

Pour faire simple, le double vitrage est, comme son nom l’indique, constitué de deux feuilles de verre assemblées et scellées, séparées par un espace hermétique clos renfermant de l'air ou un gaz inerte (argon ou krypton). Ses avantages ? Il diminue l’effet de paroi froide, réduit la condensation et permet de limiter la déperdition de chaleur d'au moins 40 % par rapport à un simple vitrage.

Autre solution existante, le double vitrage à isolation renforcée. On parle d’isolation renforcée dès lors qu’une fine couche transparente d'argent (ou d'oxydes métalliques) est déposée sur l'une des faces intérieures du double vitrage. Résultat : des performances d’isolation 2 à 3 fois plus élevées qu’un double vitrage classique.

Dernière possibilité, le triple vitrage. Constitué de trois verres emprisonnant deux lames de gaz inertes (argon ou krypton) entre eux, le triple vitrage est évidemment plus isolant que le double vitrage. En revanche, son facteur solaire (voir plus bas) est moins important. En d’autres termes, un triple vitrage réduit les apports de chaleur solaire. De la même manière, sa masse impose des contraintes mécaniques sur les menuiseries.

Fenêtres : Existe-t-il des indicateurs de performance ?

Oui. Voici les trois principaux :

  • Le coefficient de transmission thermique (Uw). Le coefficient Uw, qui s’exprime en Watt par mètre carré-kelvin (W/m².K), définit la performance de l’isolation thermique d’une fenêtre. Plus il est faible, meilleure sera l’isolation. Pour vous faire une idée, il peut aller de 6 W/m².K pour un simple vitrage du début des années 1970 à 0,5 W/m².K pour le meilleur des triples vitrages renforcés disponibles aujourd’hui... ;

  • Le facteur solaire (Sw). Il s’agit d’un nombre allant de 0 à 1 (0,1, 0,2, etc.) qui définit la capacité d’une fenêtre à transmettre la chaleur d’origine solaire à l’intérieur d’une pièce. Plus le coefficient Sw est élevé, plus la fenêtre laissera passer l’énergie solaire. Et donc la chaleur ;

  • Le classement AEV (pour Air, Eau, Vent) des menuiseries. Il atteste le niveau de résistance de ces dernières par rapport à ces trois éléments. Dans le détail la perméabilité à l’air varie entre A1 (faible performance) et A4 (très bonne performance) ; l’étanchéité à l’eau est notée sur une échelle de 1 (faible performance) à 9 (très bonne performance) ; la déformation subie par le vent varie entre A (faible performance) et C (très bonne performance) tandis que la résistance à la pression est notée de 1 à 5.

Menuiseries de fenêtres : PVC, bois ou aluminium ?

Si le choix du vitrage est évidemment déterminant, celui des menuiseries l’est tout autant. Le bois, le PVC et l’aluminium sont les matériaux les plus utilisés.

Le bois fait partie des matériaux les moins onéreux du marché, ce qui ne l’empêche pas d’offrir une très bonne performance d’isolation. Attention toutefois : il nécessite la pose régulière d’une couche de protection afin d’être protégé des intempéries. Les menuiseries en bois sont donc à éviter si vous vivez dans une région où il pleut très souvent.

Issu du plastique, le PVC assure lui une isolation optimale et ne nécessite que très peu d’entretien. 

L’aluminium : le plus résistant des trois, avec une durée de vie très importante. Le plus cher aussi, et le moins efficace.

Bon à savoir

Vous pouvez également opter pour des menuiseries combinant deux types de matériaux (le bois et l’aluminium par exemple). Mais attention : qui dit mélange de matières, dit aussi mélange de leurs avantages... Et de leurs inconvénients.

Changement de fenêtres : combien ça coute ?

Si vous optez pour du PVC : une fenêtre en rez-de-chaussée de 60 x 60 cm vous coûtera entre 80 et 250 euros. Pour une menuiserie extérieure standard de 100 x 125 cm, les prix varient entre 150 et 380 euros. Pour une fenêtre de dimension 120 x 135 cm, il faut compter entre 180 et 490 euros.

Si vous optez pour du bois : pour une menuiserie de 75 x 60 cm (hauteur x largeur), en 1 vantail, comptez entre 80 et 170 euros. Pour un modèle de 125 x 100 cm, en 2 vantaux, comptez entre 190 et 350 euros. Pour une fenêtre de 135 x 120 cm, en 2 vantaux, comptez entre 220 et 380 euros.

Si vous optez pour de l’aluminium : pour une menuiserie avec dormant (châssis) alu mesurant 60 x 95 cm, comptez entre 230 et 550 euros. Pour une fenêtre extérieure standard de 100 x 125 cm, comptez entre 450 et 1 000 euros. Pour une fenêtre mesurant 120 x 135 cm, il faut compter entre 450 et 1 200 euros.

Quelles sont les aides financières accordées pour l’isolation des fenêtres ?

En faisant réaliser l’installation de vos nouvelles fenêtres par un artisan RGE, vous pourrez prétendre à différentes aides. Parmi elles :

MaPrimeRénov’ : ouverte à tous les propriétaires, sans condition de revenus, occupants comme bailleurs, aux usufruitiers ainsi qu’aux copropriétés.

Les Primes Énergie : issues du dispositif CEE (Certificats d’Économie d’Énergie), tous les particuliers, qu’ils soient propriétaires ou locataires, y ont droit dès lors qu’ils entreprennent des travaux énergétiques. Elles vous seront versées sous forme de primes à la fin des travaux de rénovation énergétique de votre logement

Autres possibilités, une TVA à 5,5% ou encore léco-prêt à taux zéro (Éco-PTZ).

Quid de l’isolation d’une porte entrée ?

Dans le cadre d’une isolation thermique, la porte d’entrée de votre logement ne doit pas être oubliée : si elle n’est pas correctement posée ou isolée, elle peut devenir une importante source de déperditions thermiques.

Pour savoir vers quel modèle de porte vous tourner, regardez son coefficient Ud. Ce coefficient, qui s’exprime en W/m². K, désigne le flux de chaleur qui passe à travers la porte. Plus le coefficient Ud est faible, meilleure sera son isolation.

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