Aides à la rénovation énergétique d’une maison ancienne : à quelles subventions avez-vous droit en 2026 ?

UNI-MÉDIAS

Publié le : 05/02/2024

6 min de lecture

Isolation insuffisante, chauffage énergivore, factures en hausse… Rénover une maison ancienne est souvent indispensable pour améliorer son confort et réduire ses dépenses. Bonne nouvelle : en 2026, plusieurs dispositifs permettent d’alléger le coût des travaux. MaPrimeRénov’, Primes énergie, éco-prêt… Voici ce qu’il faut savoir avant de se lancer

Avant 1974, il n’existait aucune réglementation thermique en France. Autrement dit, les architectes ne prévoyaient pas d’isolants lorsqu’ils concevaient un bâtiment. Conséquence : dans une maison ou un immeuble construit il y a plus de 50 ans, les déperditions thermiques peuvent être (extrêmement) nombreuses. Sans parler du fait que les systèmes de chauffage, s’ils n’ont jamais été changés, sont très énergivores et peu efficaces. D’où la nécessité d’entreprendre des travaux de rénovation énergétique. Parmi eux, l’isolation des combles perdus qui constitue l’un des travaux les plus efficaces pour réduire rapidement sa consommation d’énergie. 

 

Pour ce faire, plusieurs aides sont disponibles pour votre habitat.

Principale aide à la rénovation pour maison ancienne : MaPrimeRénov’

 

MaPrimeRénov' est une aide financière destinée aux travaux et/ou aux dépenses de rénovation énergétique. Elle s'adresse à tous les ménages, qu’ils soient propriétaires, bailleurs ou copropriétaires, sans conditions de ressources, et qui occupent leur logement en tant que résidence principale. Cette dernière doit par ailleurs avoir été construite depuis plus de 15 ans.

Concernant le montant de MaPrimeRénov’, il est calculé en fonction des revenus du foyer.

Pour en bénéficier, rendez-vous sur le site « France Rénov » ou contactez le 08 08 800 700, (service gratuit, numéro non surtaxé).

Notez que depuis le 1er janvier 2024, les aides « Ma Prime Rénov » sont structurées en deux nouveaux parcours de rénovation :

  • Le parcours accompagné « Rénovation d’ampleur » a été spécifiquement conçu pour les rénovations permettant de réaliser un saut de deux classes sur le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) de votre logement. Il nécessite de réaliser au moins deux gestes d’isolation, mais aussi un accompagnement obligatoire via un professionnel agréé (Accompagnateur Rénov’) qui vous aidera à structurer votre projet, optimiser les aides et suivre les démarches administratives. Vous devez également faire réaliser un audit énergétique avant et après travaux. Le moyen de justifier l’évolution du classement du DPE de votre maison ou appartement. Il est à noter que cet audit devra obligatoirement être réalisé soit par une société d’architecte inscrite à l’ordre ET ayant suivi une formation spécifique, soit par un cabinet d’audit. Ce parcours est aujourd’hui fortement encouragé par les pouvoirs publics et nécessite désormais un échange personnalisé (1) avec un conseiller du réseau France Rénov’ avant le dépôt de votre dossier. 

     

  • Le parcours « Rénovation par geste »,  qui permet de réaliser des gestes de rénovation comme l’isolation ou le remplacement de votre chauffage par une solution propre. Mais attention : en 2026, ce parcours est désormais réservé aux ménages aux revenus très modestes (TMO), modestes (MO) et intermédiaires (INT). Les foyers les plus aisés sont, eux, incités à engager des rénovations globales, avec des conditions d’accès plus strictes pour les aides ponctuelles. En outre, depuis le 1er janvier 2026 MaPrimeRénov’ n'est plus éligible en projet monogeste pour les chaudières biomasses et l'isolation des murs. Enfin, sachez que dès 2027(2), les maisons les plus énergivores ne seront plus éligibles aux aides pour des gestes uniques. Les propriétaires devront privilégier des rénovations globales, combinant plusieurs interventions pour améliorer durablement leur performance énergétique. 

Les points essentiels à vérifier avant de lancer vos travaux 

  • Avant toute signature, demandez un devis détaillé à un professionnel certifié RGE. Celui-ci doit préciser clairement les caractéristiques du chantier (type d’intervention, localisation, etc.) ;  

  • Si la certification RGE est exigée, l’artisan doit obligatoirement se rendre sur place en amont afin de s’assurer que les solutions proposées sont adaptées à votre logement ;  

  • Cette visite préalable doit être formalisée : sa date doit apparaître à la fois sur le devis et sur la facture émise par le professionnel. 

  •  

Les autres aides possibles pour rénover une maison ancienne : les aides locales

Il existe de nombreuses aides locales pour améliorer la performance énergétique de votre maison ou de votre appartement. Pour vous aider à les identifier, rendez-vous sur le site de l'Agence nationale pour l'information sur le logement (ANIL).

 

Sachez par ailleurs que certaines collectivités exonèrent temporairement de taxe foncière les foyers qui réalisent des travaux d'économie d'énergie. L'exonération peut être totale ou partielle. Pour en savoir plus, rapprochez-vous de votre mairie.

Les autres aides à la rénovation des maisons ancinnes : les Primes « Energie »  

Le dispositif des Certificats d’Économie d’Énergie, appelés CEE, a été mis en place par l’État en 2006 pour financer la transition énergétique. Il oblige les vendeurs d'énergie (EDF, Engie, Total ou même certaines enseignes de la grande distribution) à pousser leurs clients à réaliser des économies d'énergie soit par le biais de travaux de rénovation énergétiques, soit en favorisant l'utilisation d'appareils plus économes.

 

Vous y êtes éligible si vous propriétaire, bailleur ou non, ou locataire. Elles vous seront versées sous forme de primes à la fin des travaux de rénovation énergétique de votre logement.

 

Notez que l’appartement ou la maison concerné(e) par les travaux de rénovation énergétique doit être construit(e) depuis plus de 2 ans à la date de l’engagement des travaux (signature de devis ou bon de commande, versement d’acompte ou tout autre engagement écrit auprès du professionnel choisi). Il peut s’agir d’une résidence principale ou secondaire.

Bon à savoir !

Les chaudières gaz pénalisées

Ces dernières années, les montants des primes ont globalement diminué et les exigences techniques ont été renforcées. Par ailleurs, les chaudières fonctionnant au gaz sont désormais exclues des principaux dispositifs d’aide dont les certificats d'économie d'énergie (CEE) depuis janvier 2024.

Les « coups de pouce » énergie

Les primes « coup de pouce » sont des aides financières destinées aux particuliers et attribuées par des fournisseurs d'énergie dans le cadre du dispositif des certificats d'économie d'énergie. Elles ont pour vocation à financer certains travaux de rénovation énergétique.

 

À ce jour, 2 primes « Coup de Pouce » sont disponibles :

 

Le Coup de pouce « chauffage »  qui permet de financer l’installation d'une chaudière biomasse individuelle (chaudière qui utilise un combustible organique comme le bois et ses dérivés), une pompe à chaleur air/eau, une pompe à chaleur eau/eau ou eau glycolée/eau, un système solaire combiné, mais qui permet aussi de financer le raccordement d'une maison individuelle au réseau de chaleur ou encore le remplacement d’un équipement indépendant de chauffage au charbon au profit d'un appareil indépendant de chauffage au bois. Elle est accessible à tous les ménages (propriétaires ou locataires) vivant dans un logement construit depuis au moins 2 ans.

Coup de pouce chauffage : comment en bénéficier ?

La demande de prime doit être effectuée dans des délais précis, qui varient selon le type d’équipement installé. Elle doit intervenir au plus tard le 1er octobre 2027 pour la mise en place d’un appareil de chauffage au bois indépendant, et avant le 31 décembre 2030 pour l’installation d’une chaudière biomasse individuelle, d’une pompe à chaleur (air/eau, eau/eau ou eau glycolée/eau) ou d’un système solaire combiné. 

Pour pouvoir en bénéficier, et sous réserve de remplir les conditions d’éligibilité, il est nécessaire de passer par un organisme ayant signé la charte « Coup de pouce ». La liste de ces entreprises est disponible sur le site du ministère de la Transition écologique, sous la forme d’un document récapitulatif des offres proposées. 

La procédure se déroule ensuite en plusieurs étapes. Il convient d’abord de comparer les offres des entreprises signataires afin de sélectionner celle qui correspond le mieux à votre projet. Vous devez ensuite accepter cette offre avant toute signature de devis ; elle doit impérativement inclure un document détaillant la proposition commerciale. 

Une fois cette étape validée, vous pouvez signer le devis avec un professionnel certifié « reconnu garant de l’environnement » (RGE). Les travaux doivent être réalisés par ce professionnel, en veillant à ce que la facture mentionne clairement la dépose de l’ancien système de chauffage, l’énergie utilisée (charbon, fioul, gaz ou électricité) ainsi que la nature de l’équipement retiré. Elle doit également préciser les performances des nouveaux équipements lorsque cela est requis par les fiches d’opérations standardisées. 

 

Le «  Coup de pouce Rénovation performante de bâtiment résidentiel collectif. Il est attribué aux copropriétés souhaitant réaliser des travaux de rénovation globale(3). Ces derniers doivent permettre de baisser la consommation d'énergie du bâtiment. Pour pouvoir bénéficier de la prime, les travaux doivent être engagés (devis signé) avant le 31 décembre 2025 et achevés avant le 31 décembre 2026.

Enfin, pour finaliser votre dossier, vous devrez transmettre l’ensemble des factures à l’entreprise signataire de la charte dans les délais prévus.

Coup de pouce Rénovation performante de bâtiment résidentiel collectif : quels travaux sont concernées ?

Le dispositif de bonification « Coup de pouce » pour la rénovation performante des bâtiments résidentiels collectifs est désormais prolongé jusqu’au 31 décembre 2030 pour les opérations engagées à partir de janvier 2026. 

 

Par ailleurs, l’audit énergétique peut désormais être complété par une attestation délivrée selon le nouveau format ADEME. Celle-ci intègre notamment la mise à jour du coefficient de conversion de l’électricité en énergie primaire. 

 

Enfin, les classes énergétiques avant et après travaux sont désormais déterminées à partir des informations figurant sur cette attestation, ce qui modifie les modalités d’évaluation des gains énergétiques.

Notez que les changements d’équipements de chauffage ou de production d’eau chaude sanitaire ne doivent pas conduire à :

  • L’installation de chaudières consommant du charbon ou du fioul ;

  • L’installation de chaudières consommant du gaz autres qu'à condensation ;

  • Une hausse des émissions de gaz à effet de serre.

 

La TVA à taux réduits pour les travaux d'amélioration de la qualité énergétique

 

Si vous rénovez votre logement, certains travaux peuvent bénéficier d'une TVA à taux réduit de 5,5 % ou au taux intermédiaire de 10 %.


Le logement doit être achevé depuis plus de 2 ans. Maison ou appartement, il peut être occupé à titre de résidence principale ou secondaire.

Travaux de rénovation énergétique : comment financer mon reste à charge ?

Après avoir identifié les aides financières publiques et les dispositifs privés auxquels vous avez droit, il se peut qu’il vous reste une certaine somme à payer. C’est ce que l’on appelle le « reste à charge ». En fonction de votre projet et malgré la possibilité de cumuler certaines aides entre elles, il pourra être conséquent. Dès lors, votre banque peut vous aider à financer ce complément.

Plusieurs options sont possibles :

L’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ). Il s’agit d’un prêt bancaire permettant de financer certains travaux d’économie d’énergie dans un logement. Sa particularité : les intérêts sont pris en charge par l’État.

 

Bon à savoir !

Bonne nouvelle pour les particuliers qui souhaitent engager des travaux de rénovation énergétique dans leur logement : l’éco-prêt à taux zéro (Eco-PTZ) ne s’est pas arrêté au 31 décembre 2023, comme initialement prévu. En effet, le 28 août 2023, lors de la Rencontre des entrepreneurs de France (REF) organisée à Paris par le Medef, Elisabeth Borne, alors en poste à Matignon, a annoncé que le dispositif allait être maintenu jusqu’à la fin du quinquennat, en 2027.

Le prêt avance rénovation. Rendu possible grâce à la loi Climat et résilience, le nouveau « prêt avance rénovation » est une avance octroyée par certaines banques aux propriétaires de passoires thermiques, c’est-à-dire des logements classés F et G sur l’échelle du diagnostic de performance énergétique (DPE). Le remboursement de ce prêt hypothécaire n’intervient que lors de la vente du logement ou au moment d’une succession. Seuls les intérêts peuvent être remboursés par les bénéficiaires. Le prêt est garanti par l’État à hauteur de 75 % du total emprunté.

Rénovation énergétique et isolation thermique : comment faire si votre bien est classé ou inscrit au patrimoine historique ?

 

Si vous êtes propriétaire d’un bien classé ou inscrit au patrimoine et que vous souhaitez réaliser des travaux de rénovation énergétique, vous devrez obtenir une autorisation administrative particulière accordée (ou non) par la Direction Régionale des Affaires Culturelle (DRAC) de votre région.

 

Par la suite, si votre demande est accordée, vous devrez informer la conservation régionale des monuments historiques (CRMH) puis faire une déclaration d'ouverture de chantier à votre mairie avant de commencer vos travaux. Ces derniers seront nécessairement exécutés sous le contrôle scientifique et technique des services de l'État chargés des monuments historiques (DRAC).

Coté financement, vous pouvez bénéficier d’une aide de l’État au titre de « conservation du patrimoine ». Elle peut s’élever à 50 % du coût des travaux dans le cas d’un bâtiment classé et à 40 % des dépenses pour un bien inscrit. Cette aide est accordée selon la disponibilité budgétaire de l’État au moment de la demande, l’urgence que représentent vos travaux, votre capacité à contribuer au projet de travaux et, enfin, à la participation ou non de votre collectivité locale. Concernant ce dernier point, sachez qu’il n’y a pas vraiment de règles. Quant au montant, il dépend surtout du bon vouloir des élus locaux…

 

Vous pouvez également bénéficier de certaines aides disponibles pour la rénovation des logements classiques. Parmi elles : MaPrimeRénov’, les Primes Énergie ou encore un taux de TVA réduit à 5,5%. Vous pouvez également contracter un éco-prêt à taux zéro (Éco-PTZ) pour financer votre reste à charge.

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Références

(1) Source : https://www.economie.gouv.fr/particuliers/faire-des-economies-denergie/maprimerenov-renovation-dampleur-tout-savoir-sur-cette-aide


(2)Source : https://www.economie.gouv.fr/particuliers/faire-des-economies-denergie/maprimerenov-parcours-par-geste-la-prime-pour-la-renovation-energetique


(3)Source : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F35779