Aujourd’hui, 7,5 millions de foyers français se chauffent au bois, ce qui fait du bois la première énergie renouvelable consommée en France. Surtout, le chauffage au bois est économique et de nombreuses aides sont disponibles pour vous équiper. Démonstration.
C’est un fait : nous sommes encore très nombreux à chauffer notre foyer au gaz (12 millions de foyers sont raccordés au réseau) ou au fioul (2,5 millions de ménages sont concernés).
Pourtant, ces combustibles que l’on qualifie de « fossiles » – parce qu’enfouis dans le sol depuis plusieurs millions d'années – finiront tôt ou tard par disparaître. Surtout, ils sont particulièrement polluants. Selon l’ADEME, le fioul émet en effet 300 grammes de CO2 par kilowattheure tandis que le gaz naturel culmine à 234 grammes par kilowattheure.
Heureusement, il existe des systèmes de chauffage alternatifs à l’impact positif sur l’environnement Et sur votre facture énergétique. Parmi eux, le chauffage au bois.
D’après les données les plus récentes du Service des données et études statistiques (SDES) [1] et les comparatifs disponibles en 2026, le bois – notamment sous forme de granulés – reste l’énergie de chauffage la plus économique, avec un coût moyen d’environ 0,07 € par kWh. À titre de comparaison, le gaz naturel se situe autour de 0,14 €, le propane avoisine 0,16 €, tandis que l’électricité atteint près de 0,19 € par kWh.
Enfin, il convient de rappeler que, le bois se renouvelle : si 31 % du territoire français est aujourd’hui couvert par des forêts (ce qui représente 16,9 millions d'hectares)(2) , chaque année, elles continuent de « grandir » de 35 000 hectares environ. Autrement dit, le bois est une énergie renouvelable, abondante, et disponible localement. Voilà pourquoi le chauffage au bois représente une solution d’appoint extrêmement intéressante. La preuve : si 7,5 millions de ménages se chauffent exclusivement au bois, 3,5 millions de foyers chauffés à l'électricité possèdent également un équipement de chauffage au bois qu’ils utilisent en complément.
Comment fonctionne une chaudière à bois (ou chaudière biomasse) ?
Le fonctionnement d’une chaudière à bois, ou chaudière biomasse, est identique à celui d’une chaudière au gaz ou au fioul. Ainsi, la chaleur produite par la combustion du bois (sous forme de bûches ou de granulés) fait monter en température le fluide contenu dans le circuit de chauffage central avant qu’il ne soit diffusé dans toutes les pièces par le biais d’émetteurs de chaleur (radiateur ou plancher chauffant par exemple).
Et tout comme les chaudières fonctionnant au fioul ou au gaz, une chaudière à bois peut également produire de l’eau chaude sanitaire (ECS) par l’intermédiaire d’un ballon de stockage.
Est-il possible de bénéficier de MaPrimeRénov’ pour financer l’achat d’une chaudière à bois ?
Non… Depuis le 1er janvier 2026, une évolution importante du dispositif MaPrimeRénov’ est entrée en vigueur : l’isolation des murs et l’installation de chaudières biomasse ne peuvent plus être financées lorsqu’elles sont réalisées seules. Autrement dit, l’installation d’une chaudière à bois n’est plus éligible dans le cadre du parcours « par geste ».
Cette évolution s’inscrit dans un changement de stratégie des pouvoirs publics. L’objectif est désormais de privilégier des rénovations globales, plus cohérentes et surtout plus efficaces sur le plan énergétique. En effet, réaliser un seul type de travaux – comme isoler uniquement les murs ou remplacer uniquement le système de chauffage par une chaudière biomasse (comme une chaudière à bois) – ne permet pas toujours d’obtenir un gain significatif sur la consommation d’énergie du logement.
Désormais, pour bénéficier d’une aide incluant ces équipements, il est nécessaire de s’inscrire dans un parcours de rénovation d’ampleur, impliquant plusieurs interventions complémentaires (isolation, chauffage, ventilation…) et permettant un gain d’au moins deux classes au diagnostic de performance énergétique (DPE). Cette approche vise à garantir des résultats mesurables et durables, tant en matière de réduction des factures énergétiques que d’émissions de gaz à effet de serre.
En pratique, cela signifie que les ménages souhaitant isoler leurs murs ou installer une chaudière biomasse doivent désormais envisager leur projet de manière plus globale, en combinant plusieurs travaux et en étant accompagnés dans leur démarche, notamment via le dispositif France Rénov’. Une évolution qui complexifie légèrement l’accès aux aides, mais qui vise à maximiser leur impact sur le long terme.
Bon à savoir !
En 2026, l’installation d’une chaudière biomasse n’est plus finançable seule via le parcours par geste. Pour intégrer cet équipement dans une demande MaPrimeRénov’, il faut désormais l’inscrire dans un projet de rénovation d’ampleur, combiné à d’autres travaux.
Qui peut bénéficier de MaPrimeRénov’ « rénovation d’ampleur » ?
Le logement doit être occupé (ou destiné à être loué) en tant que résidence principale et les travaux doivent permettre un gain d’au moins deux classes énergétiques au DPE. Le projet doit également inclure au minimum deux gestes d’isolation, tels que l’isolation des murs, de la toiture, des planchers bas ou le remplacement des menuiseries. Pour les logements les plus énergivores (classés E, F ou G), il est possible de réaliser les travaux en deux étapes sur une période maximale de cinq ans, à condition d’atteindre un niveau de performance suffisant : au moins la classe C pour les logements F ou G, et la classe B pour les logements classés E.
Enfin, les propriétaires bailleurs souhaitant bénéficier de MaPrimeRénov’ « rénovation d’ampleur » sont soumis à des règles spécifiques. Ils doivent s’engager à louer leur bien comme résidence principale pendant au moins six ans, avec une mise en location effective dans l’année suivant le versement de l’aide. Cette obligation, initialement réservée à certains profils de revenus, tend à être étendue à l’ensemble des bailleurs. En cas de rupture anticipée de cet engagement, une restitution partielle de la prime est demandée, proportionnelle à la durée non respectée.
Quid des autres aides pour financer l’achat d’un poêle à bois ?
L’éco-prêt à taux zéro
Si vous avez besoin de financer à crédit l’acquisition d’une chaudière à bois, vous pouvez recourir à l’éco-prêt à taux zéro, un prêt bancaire qui peut être accordé par les banques ayant signé une convention avec l’État et qui vous permettra de ne rembourser que le montant exact emprunté.
Attention : depuis le 1er juillet 2025, l’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) fait peau neuve suite à la publication d’un arrêté ministériel le 29 mars. Une réforme qui vise à mieux encadrer et simplifier l’accès à ce prêt sans intérêts destiné à financer des travaux de rénovation énergétique.
Voici les principales nouveautés à connaître :
La durée de remboursement reste de 15 ans, sauf dans le cadre d’une rénovation globale, où elle peut aller jusqu’à 20 ans
Si vous souhaitez effectuer une rénovation globale, un audit énergétique est désormais indispensable avant de faire votre demande. Cet audit devra montrer que les travaux prévus permettront d’améliorer la performance énergétique de votre logement d’au moins deux niveaux sur le DPE (diagnostic de performance énergétique) ;
Autre changement important : les travaux pouvant être financés via l’éco-PTZ sont désormais les mêmes que ceux éligibles à MaPrimeRénov’ et à la TVA à taux réduit. Le but est de rendre le montage financier plus lisible et plus simple. L’éco-PTZ peut ainsi venir compléter les aides déjà perçues, pour couvrir ce qu’il vous reste à payer. Par exemple, pour isoler les planchers sous des combles perdus, il faudra utiliser un isolant avec une résistance thermique d’au moins 7 m².K/W.
Bon à savoir !
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Les Primes Énergie
Issues du dispositif CEE (Certificats d’Économie d’Énergie), tous les particuliers, qu’ils soient propriétaires ou locataires, y ont droit dès lors qu’ils entreprennent des travaux énergétiques. Elles vous seront versées sous forme de primes à la fin des travaux de rénovation énergétique de votre logement.
Le montant de la prime énergie varie d’un fournisseur à l’autre. Pour une chaudière à bois, elle s’élève en moyenne à 4 500 euros
La TVA réduite à 5,5 %
L’acquisition d’une chaudière à bois bénéficie d'un taux de TVA réduit à 5,5%. Ce taux avantageux diminue de facto le coût d’acquisition de l’appareil et ne nécessite aucune démarche. Il est automatiquement appliqué sur votre facture par votre artisan RGE.
Le chèque énergie bois
Comment savoir si j’ai droit au chèque énergie bois ?
Du 27 décembre 2022 au 30 avril 2023, les ménages, en fonction de leurs revenus, ont pu faire la demande d’un « chèque énergie bois ». D'un montant de 50 à 200 euros, il pouvait être utilisé pour acheter du bois de chauffage ou des granulés.
Aujourd’hui, vous pouvez toujours demander à bénéficier du chèque énergie. Généralisé en 2018 pour remplacer les tarifs sociaux de l'énergie, le chèque énergie est une aide versée, sous conditions de ressources, pour aider les ménages concernés à régler leurs charges liées à la consommation d'énergie.
Son montant est compris entre 48 euros et 277 euros.
Notez que le chèque énergie est nominatif, c'est-à-dire que le nom du bénéficiaire est indiqué sur le chèque. Il est envoyé par courrier une fois par an à votre domicile (logement ou résidence en logement-foyer ou établissement) si vous êtes bénéficiaire. Votre chèque énergie est valable jusqu'au 31 mars de l'année suivant son émission. Sa date de validité y est inscrite.
Enfin, sachez que si vous êtes éligible, vous n'avez aucune démarche à faire. Vous recevrez automatiquement votre chèque énergie au mois d'avril, par courrier, à la dernière adresse indiquée à l'administration fiscale. Votre chèque énergie est valable jusqu'au 31 mars de l'année suivant son émission.
Qui peut bénéficier du chèque énergie en 2026 ?
En 2026, le chèque énergie est attribué automatiquement aux ménages dont le revenu fiscal de référence, rapporté au nombre d’unités de consommation (UC), se situe en dessous d’un seuil d’environ 11 000 €. Ce dispositif tient compte de la composition du foyer : la première personne correspond à 1 UC, la deuxième à 0,5 UC, puis chaque personne supplémentaire représente 0,3 UC.
Aucune démarche particulière n’est requise pour en bénéficier : l’attribution est réalisée automatiquement à partir des données fiscales détenues par l’administration.
Bon à savoir !
Le chèque énergie se modernise pour mieux accompagner les bénéficiaires : depuis le 21 février 2025, le site officiel du chèque énergie a été entièrement repensé pour offrir une expérience utilisateur plus fluide. L’interface a été simplifiée afin de faciliter les démarches des usagers et d’améliorer l’accès aux différentes fonctionnalités du service. Une nouveauté importante est attendue pour l’été 2025 : l’arrivée du chèque énergie dématérialisé, ou e-chèque. Grâce à ce nouveau format, l’aide sera automatiquement versée dans l’espace personnel du bénéficiaire, dès le démarrage de la campagne annuelle. Il sera ensuite possible de l’utiliser en plusieurs fois, directement auprès des fournisseurs d’électricité ou de gaz naturel partenaires. Cette évolution marque une étape supplémentaire vers une gestion plus pratique et plus souple du dispositif, en phase avec les besoins des ménages éligibles.





