Rénovation énergétique : quel système de chauffage choisir en 2026 ?

UNI-MÉDIAS

Publié le : 05/09/2023

12 min de lecture

Dans le cadre d’une rénovation énergétique, quel système de chauffage choisir ? Comment bien vous chauffer tout en ayant une consommation énergétique raisonnable, voire en réduisant vos factures ? On vous dit tout.

Les Français dépensent de plus en plus d’argent pour se chauffer (en moyenne, 14 % du budget global d'un foyer et 62% des dépenses d’énergie sont liés au chauffage). Pourtant, 75% d’entre eux déclarent avoir froid en hiver. Voilà pourquoi il peut être intéressant de renouveler votre équipement dans le cadre d’une rénovation énergétique.

En plus de vous offrir un confort thermique optimal, un nouveau système de chauffage vous permettra de réaliser des économies d’énergie tout en limitant l’impact environnemental de votre maison ou appartement.

Quels sont les différents types de chauffage ?

Chauffage solaire, chauffage électrique, chauffage au bois, pompes à chaleur... Les solutions sont multiples. Voici les principales.

Le chauffage au gaz

Aujourd’hui en France, environ 40 % des installations domestiques fonctionnent au gaz, principalement pour des raisons économiques. Quelles soient à condensation, à basse température ou encore à haute performance énergétiques (HPE), les chaudières fonctionnant au gaz assurent toutes un excellent rendement : par exemple, une chaudière à condensation permet une économie d’énergie de 25 à 30 % par rapport à une chaudière âgée de vingt-cinq ans.

Coté cout, sachez que le prix d'une chaudière gaz à condensation se situe entre 3000 € et 6000 €, tandis que celui d'une chaudière classique oscille entre 500 € et 2500 €.

Bon à savoir !

Pompes à chaleur : des démarches facilitées depuis mars 2026 

C’est une petite évolution administrative qui pourrait accélérer la rénovation énergétique des logements. Depuis le 1er mars 2026, l’installation de certaines pompes à chaleur (PAC) est devenue plus simple. Jusqu’ici, ce type d’équipement impliquait souvent une déclaration préalable de travaux en mairie, en raison de la présence d’une unité extérieure susceptible de modifier l’aspect du bâtiment. Une étape administrative qui pouvait freiner certains projets. Désormais, cette formalité n’est plus systématiquement requise, à condition que l’unité extérieure ne soit pas visible depuis l’espace public, une voie ouverte au public ou un bâtiment voisin. Concrètement, une PAC installée à l’arrière d’une maison, dans un jardin ou une cour intérieure, peut ainsi être mise en place sans démarche préalable. Attention toutefois : cette simplification ne s’applique pas dans les zones protégées (abords de monuments historiques, sites patrimoniaux remarquables, bâtiments classés ou réserves naturelles), où une déclaration reste nécessaire afin de préserver le patrimoine. 

Le chauffage électrique

Le chauffage électrique concerne environ 35 % des foyers français (soit plus de 8,2 millions de résidences principales) contre seulement 24 % dans les années 1990.

Le chauffage électrique possède de nombreux avantages : son installation est à la fois très simple et peu onéreuse. De plus, il n’implique pas de combustion, ce qui signifie qu’il ne génère pas de saleté, pas de fumée et pas de pollution directe. Surtout, il existe un large choix de radiateurs (du simple convecteur au radiateur à inertie en passant par le panneau rayonnant), tous très facile à réguler via un thermostat d’ambiance par exemple.

Bon à savoir !

Réduisez votre consommation énergétique avec le thermostat connecté Voltalis, gratuit et sans abonnement

Un décret publié au Journal officiel le 8 juin 2023 indique qu’à partir du 1er janvier 2027, tous les logements (existants et neufs) devront être équipés d’un système de régulation automatique de la température de chauffage par pièce. Avec son thermostat connecté et gratuit, Voltalis, leader européen et pionnier du pilotage intelligent de la consommation, équipe déjà plus de 200 000 foyers.

Côté budget, sachez que le prix d’un radiateur électrique oscille entre 100 € et 800 €, pose incluse. Plus spécifiquement, le tarif d’un radiateur électrique à inertie se situe entre 200€ et 800€, celui d’un convecteur électrique entre 100€ et 400€.

Le chauffage solaire

Le chauffage solaire permet de chauffer votre maison et de produire de l’eau chaude sanitaire grâce à des panneaux solaires thermiques qui vont capter les rayons du soleil.

Installer un chauffage solaire est d’abord un choix écologique. En effet, l’énergie solaire est renouvelable et très peu polluante : en fonction du type de chauffage d’appoint que vous choisirez, vous réduirez de 45 % à 70 % les rejets de gaz à effet de serre de votre maison ou de votre appartement.

Les panneaux solaires, qui servent à capter la chaleur du soleil pour la transformer en énergie, ont également l’avantage de bien se recycler. Le verre, l’aluminium, le cuivre et certains plastiques qui les composent sont ainsi récupérés et réutilisés grâce à des centres de recyclage spécifiques

En outre, le chauffage solaire offre un fonctionnement totalement silencieux : il ne dérange ni les voisins, ni la faune installée dans votre jardin.

Enfin, l’énergie solaire est gratuite et le chauffage solaire n’a besoin que d’un minimum d’électricité pour faire fonctionner son circulateur. A la clé, d’importantes économies sur votre facture d’électricité.

Coté budget, si le coût d’un chauffage solaire dépend avant tout de la localisation de votre maison ou de votre appartement, du nombre de personnes qui vivent avec vous et de l’endroit où vous vivez (logiquement, plus une région est ensoleillée, moins il faudra de capteurs, et donc moins l’équipement coûtera cher), comptez en moyenne entre 1 000 €/m² et 1 700 €/m² de capteurs.

Le chauffage au bois

Ces dernières années, les ventes de systèmes de chauffage au bois ont connu une forte augmentation. Une croissance qui s’explique notamment par le fait que le chauffage au bois est l’un des modes de chauffage les plus propres du marché.

Pour se chauffer au bois, plusieurs options sont possibles : l’insert (ou foyer fermé), le poêle à bois, la chaudière à bois (à bûches, à granulés ou à bois déchiqueté) ...

Côté cout, comptez entre 1000 euros et 2500 euros pour un insert, 1000 euros et 3000 euros pour un poêle à bois et entre 1500 euros et 10 000 euros pour une chaudière à bois.

Les pompes à chaleur (PAC)

Il existe aujourd’hui sur le marché différents modèles de pompes à chaleur (ou PAC), classés en deux grandes catégories : les pompes à chaleur géothermiques et les pompes à chaleur aérothermiques.

Elles utilisent des énergies renouvelables (eau, air, géothermie) pour générer de la chaleur à l’intérieur d’un logement.

Certains modèles, dits réversibles, produisent également du froid l'été (climatisation ou rafraîchissement). L'installation d'une pompe à chaleur ne nécessite pas obligatoirement d'importants travaux et permet de réaliser jusqu'à 60 % d'économies sur votre facture d'énergie.

Côté budget, l’installation d’une pompe à chaleur aérothermique vous coutera aux alentours de 7 000 €. Celle d’une pompe à chaleur géothermique plus de 10 000 €.


Thermostat obligatoire : une échéance repoussée à 2030 pour les logements existants

Longtemps attendue dès 2027, l’obligation d’installer un système de régulation automatique de la température dans les logements a finalement été assouplie. Prévue initialement par un décret publié en 2023, cette mesure impose l’équipement des bâtiments en dispositifs permettant de piloter la température pièce par pièce ou par zone, afin de limiter les consommations d’énergie inutiles.

Mais face aux contraintes techniques et financières, notamment dans l’ancien, les pouvoirs publics ont revu le calendrier. En 2026, la règle est désormais plus lisible : l’obligation est maintenue au 1er janvier 2027 pour les logements neufs, tandis que les logements existants bénéficient d’un délai supplémentaire jusqu’au 1er janvier 2030 pour se mettre en conformité.

Concrètement, il ne s’agit pas uniquement d’installer un thermostat classique, mais bien un système de régulation automatique, capable d’adapter la température selon les besoins réels des occupants. Cela peut passer par des thermostats programmables, des robinets thermostatiques ou encore des solutions plus avancées de pilotage centralisé.

Cette évolution vise à tenir compte de la réalité du parc immobilier français, souvent ancien et hétérogène, tout en poursuivant un objectif clair : réduire les gaspillages énergétiques. Selon l’ADEME, une régulation efficace du chauffage peut permettre de diminuer la facture énergétique de 10 à 15 %.

Bon à savoir !

Depuis le 1er mars 2023, tous les ménages, quels que soient leurs niveaux de revenus, peuvent bénéficier d’une aide de 5 000 euros s’ils remplacent une chaudière au fioul, au gaz ou au charbon par une pompe à chaleur géothermique ou un système solaire combiné, à savoir un (des) panneau(x) solaire(s) + un ballon de stockage. L'aide était jusqu'alors de 4 000 euros pour les ménages les plus modestes et de 2 500 euros pour les ménages aux revenus intermédiaires et supérieurs.

Existe-t-il des aides financières disponibles pour le remplacement d'un système de chauffage ?

Oui, à commencer par MaPrimeRénov. Mais attention : en 2026, elle est désormais clairement orientée vers les rénovations d’ampleur. Le parcours par geste reste accessible dans certains cas, notamment pour des logements déjà bien isolés, mais les conditions d’accès ont été resserrées et les aides ajustées.

Notez que les chaudières biomasse ne sont plus éligibles lorsqu’elles sont installées seules dans le cadre du parcours par gestedans le cadre du parcours par geste. Leur financement est désormais réservé à des projets de rénovation globale, accompagnés et plus ambitieux sur le plan énergétique.

Autre précision importante : les pompes à chaleur air-air (climatisations réversibles) ne sont pas prises en charge par MaPrimeRénov’, car elles ne sont pas considérées comme suffisamment performantes pour répondre aux objectifs du dispositif en matière de chauffage principal.

Concrètement, dans le parcours par geste, il reste possible de percevoir des aides pour les équipements utilisant des énergies renouvelables, en particulier les pompes à chaleur et les systèmes solaires. Les montants varient selon les revenus du ménage. Ainsi, pour une pompe à chaleur air/eau, l’aide peut atteindre jusqu’à 5 000 € pour les ménages très modestes, environ 4 000 € pour les ménages modestes et jusqu’à 3 000 € pour les ménages intermédiaires, les ménages les plus aisés n’étant plus éligibles à ce type d’aide.

Pour les équipements plus performants comme la pompe à chaleur géothermique, les niveaux d’aide restent élevés, avec des plafonds pouvant atteindre 11 000 € pour les ménages très modestes, 9 000 € pour les ménages modestes et 6 000 € pour les ménages intermédiaires.

Les systèmes solaires combinés, qui associent production de chaleur et d’eau chaude, bénéficient également d’un soutien significatif : jusqu’à 10 000 € pour les ménages très modestes, 8 000 € pour les ménages modestes et environ 4 000 € pour les ménages intermédiaires.

Du côté du dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), toujours en vigueur en 2026, sachez qu’il est entré dans une phase nettement plus exigeante avec le lancement de la 6e période. Cette nouvelle séquence se traduit par un durcissement global des règles, destiné à améliorer la qualité des travaux et à limiter les dérives observées ces dernières années.

Concrètement, les conditions techniques ont été renforcées. Les équipements doivent désormais répondre à des niveaux de performance plus élevés, avec des critères plus précis sur les rendements, les coefficients de performance (COP pour les pompes à chaleur, par exemple) ou encore la qualité de l’installation. Certaines fiches d’opérations standardisées ont été supprimées ou révisées, notamment celles jugées trop peu efficaces ou générant des effets d’aubaine.

Dans le même temps, les contrôles ont été largement intensifiés. Des vérifications sur site sont plus fréquentes, les exigences documentaires ont été alourdies et les sanctions en cas de non-conformité sont plus dissuasives. L’objectif est clair : garantir que les économies d’énergie annoncées sont bien réelles et que les travaux réalisés respectent les règles de l’art.

Autre évolution notable : les montants des primes ont globalement diminué pour de nombreuses opérations, en particulier sur les équipements les plus courants comme les pompes à chaleur air/eau. En 2026, une prime CEE pour une pompe à chaleur air/eau se situe généralement autour de 2 500 à 4 000 € pour un ménage standard, et peut atteindre jusqu’à 5 000 à 6 000 € pour les ménages modestes ou très modestes, selon les offres des fournisseurs d’énergie.

Pour une pompe à chaleur géothermique, plus performante mais aussi plus coûteuse, les primes peuvent encore atteindre des niveaux plus élevés, souvent compris entre 4 000 et 8 000 €, voire davantage dans certains cas spécifiques.

Du côté des chaudières biomasse, les montants observés en 2026 se situent généralement entre 2 000 et 4 000 €, avec des bonifications possibles selon les revenus et la localisation du logement.

Enfin, le raccordement à un réseau de chaleur alimenté par des énergies renouvelables peut également bénéficier d’un soutien significatif, avec des primes souvent comprises entre 1 000 et 3 000 €, en fonction de la situation.


Autre possibilité, contracter un éco-prêt à taux zéro – ou éco PTZ – dans une banque ayant signé une convention avec l’État. Avec ce type de prêt, vous ne rembourserez que le montant exact emprunté. Il pourra vous aider à financer différents travaux de rénovation énergétique, dont les travaux d’installation d’équipements de chauffage utilisant une source d’énergie renouvelable (PAC, chaudière biomasse, Système solaire combiné…).

Sachez également que si la prime « Coup de pouce chauffage » existe toujours en 2026, là encore, son fonctionnement a évolué. Désormais intégrée au dispositif des certificats d’économies d’énergie (CEE), elle ne repose plus sur des montants fixes. Les aides sont calculées au cas par cas, en fonction des caractéristiques du logement, des revenus du ménage et des performances de l’équipement installé.

Dans les faits, les primes restent mobilisables pour le remplacement d’un chauffage fossile par une pompe à chaleur, une chaudière biomasse, un système solaire combiné ou un raccordement à un réseau de chaleur, mais avec des niveaux d’aide variables et souvent moins élevés qu’auparavant.

Enfin, notez que la TVA réduite à 5,5 % s’applique à différents travaux de rénovation énergétiques. Parmi eux, la pose de chaudières à condensation ou de chaudières à micro-cogénération gaz d’une puissance de production électrique inférieure ou égale à 3 kilovolt-ampères par logement.

Pompe à chaleur : jusqu'à 10 000 euros d'aides !

Grâce aux aides MaPrimeRénov et à la revalorisation des CEE (Certificats d'Economies d'Energie), l'installation d'une pompe à chaleur n'a jamais été aussi rentable. Profitez de cet investissement performant et soutenu par l'Etat !

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Bon à savoir !

Les chaudières gaz exclues des aides CEE depuis 2024 

Après avoir été débranchées du dispositif MaPrimeRénov' (MPR) en janvier 2023, les chaudières gaz ont été exclues des certificats d'économie d'énergie (CEE) en janvier 2024. 

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