Isolation thermique : par l'intérieur ou l'extérieur ?

Publié le : 22/05/2024 Mis à jour le : 22/05/2024

L’isolation thermique englobe les travaux visant à réparer les principales sources de déperdition de chaleur, à savoir les murs, les sols et les planchers, le toit et les combles, la ventilation et les fuites. Reste à savoir quelle technique privilégier : l'isolation par l'intérieur ou l'isolation par l'extérieur. Tentative de réponse

Dans le cadre de travaux de rénovation énergétique, l’isolation thermique de votre logement doit être considérée comme la priorité des priorités. Pourquoi ? Parce qu’un logement bien isolé limitera les déperditions de chaleur en hiver et l’entrée d’air chaud en été.

Surtout, les déperditions thermiques sont à l’origine de factures énergétiques élevées. Pourquoi ? Tout simplement parce que si votre habitat ne conserve pas correctement la chaleur, vous serez obligé d'augmenter le chauffage… Or, selon l’ADEME, environ 2 logements sur 3 ont été construits avant 1974, alors qu'il n'existait aucune réglementation thermique.

Isolation thermique : d’où viennent les déperditions ?

Toujours selon l’établissement public, le toit et les combles représentent le premier point faible d’un logement. Ils sont à l’origine de près de 30 % des pertes thermiques. Ce qui s’explique simplement : en plus d’être une importante surface de contact entre l’intérieur et l’extérieur, votre toiture et vos combles sont exposée aux intempéries (vent, pluie, neige, etc.). Mal isolées, elles laisseront donc passer le froid en hiver et la chaleur en été.

Viennent ensuite les murs, à l’origine de 20 à 25 % des pertes thermiques d’un logement. En cause, une isolation souvent réalisée par l’intérieur et généralement peu épaisse. Résultat : en hiver, les murs sont froids et laissent s’échapper la chaleur tandis qu’ils sont chauds en été, ce qui donne rapidement l’impression aux occupants de vivre dans un four.

Sur la troisième marche du podium, les fuites d’air et le renouvellement de l’air, à l’origine de 20 % de pertes thermiques. D’où l’intérêt d’associer une bonne isolation à une ventilation optimale.

Viennent ensuite les fenêtres (à l’origine de 10 à 15 % des déperditions de chaleur) puis les planchers bas. Situés au rez-de-chaussée d’une maison, ils sont la paroi séparant votre espace de vie de toute autre pièce disposée en-dessous, tel un vide sanitaire ou un sous-sol. Ils sont à l’origine de 10 % des déperditions de chaleur.

Enfin, les ponts thermiques, ces endroits où l'isolation est moins importante ou efficace que dans le reste de votre habitation, sont responsables de 5 à 10 % des déperditions de chaleur.

L'isolation thermique par l'extérieur, souvent plus efficace

On l’a vu plus haut, une isolation des murs par l’intérieur (ITI) sera toujours moins efficace qu’une isolation de ces deniers par l’extérieur (ITE), notamment parce que la couche d’isolant posée à l’extérieur pourra être plus épaisse sans que cela n’empiète sur la surface habitable du logement. Tout comme une isolation par l'extérieur sera généralement plus efficace pour limiter la présence de ponts thermiques. En effet, si l'on prend la façade d'un logement, l'isolation par l'extérieur ne sera constituée que d'un seul pan alors qu’une isolation thermique par l'intérieur impliquera une rupture d'isolation à chaque fois qu'il y aura un mur ou un plancher. Ce qui augmentera les risques de créer des ponts thermiques. Tout sauf l’objectif recherché.

De plus, une ITE renforcera l'étanchéité du mur, réduira les risques de condensation et offrira un excellent confort thermique en été. Sans compter que contrairement à une ITI, elle ne nécessitera pas que les habitants évacuent leur logement pendant les travaux.

L'isolation thermique par l'intérieur, souvent moins cher

Si, globalement, une isolation par l'intérieur sera légèrement moins efficace qu’une isolation par l’extérieur, elle coûtera en revanche moins cher. Une différence de prix due en partie à la palette d'isolants possible, plus large. À cela, une explication toute simple : parce qu’ils ne seront pas exposés aux intempéries (pluie, vent, neige, etc.), les matériaux utilisés dans le cadre d’une ITI n’auront pas besoin d’être aussi résistants que ceux utilisés dans le cadre d’une ITE. Ce qui implique donc qu’ils seront moins chers. De plus, les techniques de pose sont en général plus simples et nécessitent moins de main-d’œuvre. À l’inverse, une isolation par l’extérieur nécessitera l'utilisation d'échafaudages, la dépose des gouttières, volets, et des autres éléments extérieurs de façade. Et parce qu’elle modifiera la façade du logement, une ITE pourra nécessiter l’obtention de certaines autorisations.

L’isolation acoustique, un facteur à ne pas négliger

Contrairement aux idées reçues, renforcement de l'isolation thermique ne rime pas forcément avec amélioration de l'isolation acoustique. Par exemple, si la pose de fenêtres à double vitrage sur une maison permettra de réduire significativement les déperditions de chaleur tout en atténuant les bruits de la rue, ceux provenant des pièces adjacentes seront en revanche bien plus perceptibles. Si cela est un point important pour vous, alors il peut être judicieux de privilégier une isolation par l’intérieur, une technique qui réduira la transmission du bruit entre vos différentes pièces. Ce qui aura pour conséquence la création d’un environnement plus paisible.

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