Installation de panneaux solaires en 2026 : prix, aides… On vous dit tout

Publié le : 23/10/2025

9 min de lecture

Vous souhaitez financer l’installation de panneaux solaires que vous envisagez d’installer sur votre toit ou dans votre jardin dans le but de produire et/ou de revendre votre propre électricité ? Suivez le guide

En France, on n’a pas de pétrole. Mais on a des idées… Et beaucoup plus d’heures d’ensoleillement qu’on ne l’imagine : d’après l’ADEME, l’Hexagone bénéficie en effet d’une irradiation solaire annuelle moyenne de 1 274 kWh par mètre carré. Une valeur qui varie selon les régions : environ 1 100 kWh/m² dans le Nord et près de 1 700 kWh/m² dans le Sud. Résultat : selon les dernières données du Service des données et études statistiques (SDES), la production d’électricité photovoltaïque a atteint 28,6 TWh sur les trois premiers trimestres de 2025, soit une hausse de 35 % sur un an. Sur l’ensemble de l’année, elle avoisine désormais près de 33 TWh, ce qui représente environ 7,5 % de la consommation électrique française.

Toujours selon le SDES, plus de 1 100 GWh d’électricité solaire ont été autoconsommés au seul troisième trimestre 2025, soit environ 10 % de la production photovoltaïque sur la période. Une part qui, début 2026, continuait de progresser, portée par l’essor des installations chez les particuliers et les entreprises.

Autoconsommation : de quoi parle-t-on ?


Pour mémoire, le principe de l’autoconsommation solaire consiste, pour un particulier, à produire sa propre électricité grâce au soleil et à la consommer directement chez lui. Autrement dit, une manière concrète de réduire ses factures d’électricité tout en participant à la transition énergétique.

Le système repose sur l’installation de panneaux photovoltaïques, généralement sur la toiture d’une maison ou dans un jardin. Lesdits panneaux sont dotés de capteurs qui transforment la lumière du soleil en courant électrique. Par la suite, et contrairement aux grands parcs solaires qui injectent l’intégralité de leur production sur le réseau national, l’électricité produite en autoconsommation est utilisée par le particulier pour alimenter les équipements de son foyer (appareils électroménagers, éclairage, ou encore recharge d’un véhicule électrique).

Les différents modèles d’autoconsommation

Il existe deux modèles d’autoconsommation. Le premier, dit « total », consiste à consommer l’ensemble de l’électricité produite. Ce qui, dans les faits, n’arrive quasiment jamais, la production d’électricité et les besoins réels en énergie coïncidant rarement.


Voilà qui explique pourquoi le second modèle, l’autoconsommation avec revente du surplus, est privilégié. Dans ce cas, l’électricité produite non utilisée est revendue par le particulier à EDF Obligation d’Achat (EDF OA) – ou à une entreprise locale de distribution – à un tarif fixé par l’État avant d’être réinjectée sur le réseau.

Pour les particuliers, l’intérêt économique est réel. Selon l’ADEME, un foyer peut en effet couvrir de 20 à 40 % de ses besoins en énergie annuels grâce à ses panneaux solaire. Et davantage encore s’il adapte ses usages aux heures d’ensoleillement. À la clé, une baisse concrète des factures énergétiques couplée à une protection contre la volatilité des prix de l’électricité. Enfin, pour les plus vertueux, l’autoconsommation s’inscrit dans une logique de transition énergétique décentralisée, où chaque citoyen devient acteur de la production.

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Bon à savoir !

Selon les dernières données publiées par Enedis, la France comptait plus de 900 000 installations photovoltaïques en autoconsommation individuelle fin 2025, confirmant une progression rapide du parc. Cette dynamique se poursuit en 2026, portée par l’essor des projets résidentiels et la hausse des prix de l’énergie

Panneaux solaires : quel budget ?

Le prix d’une installation photovoltaïque dépend principalement de sa puissance, de son orientation, du choix des équipements, mais aussi des conditions de pose. En effet, les installateurs passeront plus de temps à poser des panneaux solaires sur une toiture inclinée que sur une toiture plate.

De même, le prix d’une installation photovoltaïque dépendra aussi de la technique de pose. Ainsi, l’intégration au bâti (lorsque les panneaux remplacent une partie de la couverture du toit sous forme de tuiles solaires par exemple) est plus complexe et donc plus coûteuse que la surimposition (lorsque les panneaux sont fixés au-dessus de la toiture existante, sur des rails ou des supports métalliques).

Une certitude : les tarifs observés en France en 2026 se situent entre 1 500 et 2 500 € ttc par kWc (l’unité de mesure de la puissance maximale d’un panneau solaire photovoltaïque) installé, pose comprise.

Par exemple, pour une installation standard de 3 kWc, idéale pour une maison de 100 m2 et qui nécessitera 10 panneaux solaires et une surface de 20 m2 pour les accueillir, comptez en moyenne entre 5 000 € et 7 500 €. Pour une installation de 6 kWc (destinée à un particulier ayant besoin d’une production d’électricité plus importante et/ou désireux d’en revendre une partie), comptez un cout moyen situé entre 9 000 et 15 000 €.

Ces prix incluent les panneaux, le matériel de fixation, la main-d’œuvre et l’onduleur. Ce dernier est un équipement indispensable dans une installation photovoltaïque, notamment parce que les panneaux solaires produisent de l’électricité en courant continu alors que les appareils domestiques et le réseau électrique fonctionnent en courant alternatif. L’onduleur convertit le courant continu en courant alternatif, le rendant ainsi exploitable et compatible avec le réseau public.

Grâce aux économies réalisées sur les factures énergétiques et aux revenus issus de la revente du surplus, le retour sur investissement se situe généralement entre 8 et 12 ans.

Panneaux solaires : quelles aides pour les particuliers ?


Attention : en 2026, les panneaux photovoltaïques ne sont toujours pas éligibles à MaPrimeRénov’, pas plus qu’ils ne le sont aux certificats d’économies d’énergie (CEE).

Et contrairement à une idée encore répandue, les panneaux photovoltaïques installés seuls ne peuvent pas non plus bénéficier de l’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ). Ce dispositif, encadré par l’État, vise exclusivement à financer des travaux de rénovation énergétique ayant un impact direct et mesurable sur la consommation d’énergie du logement, notamment en matière de chauffage, d’isolation ou de production d’eau chaude sanitaire. Or, les panneaux photovoltaïques produisent de l’électricité, mais n’améliorent pas directement la performance thermique du bâtiment ni ses besoins énergétiques pour le chauffage. C’est cette logique qui explique leur exclusion du dispositif lorsqu’ils sont installés de manière isolée.

En revanche, certains équipements solaires peuvent être éligibles, à condition de répondre à cet objectif d’efficacité énergétique. C’est le cas des systèmes solaires thermiques ou hybrides, qui contribuent directement à la production de chaleur ou d’eau chaude sanitaire, et donc à la réduction de la consommation d’énergie du logement. Par ailleurs, dans le cadre d’une rénovation globale, intégrant plusieurs travaux permettant un gain significatif de performance énergétique (notamment un saut de classes au DPE), les panneaux photovoltaïques peuvent être inclus dans un projet financé par l’éco-PTZ, mais uniquement en complément d’autres travaux structurants.

Cette distinction s’inscrit dans une volonté des pouvoirs publics de cibler les aides financières vers les actions les plus efficaces pour réduire durablement les consommations d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre. En pratique, cela signifie que les ménages souhaitant installer des panneaux photovoltaïques doivent se tourner vers d’autres leviers de financement, comme la prime à l’autoconsommation ou les mécanismes d’obligation d’achat, plutôt que vers l’éco-PTZ lorsqu’il s’agit d’un projet isolé.


Quid de la TVA réduite à 5,5 % ?


L’installation de panneaux solaires bénéficie depuis le 1er octobre 2025 d’une TVA réduite à 5,5 % (contre 10 à 20 % auparavant) pour les installations photovoltaïques d’une puissance inférieure ou égale à 9 kWc, sous réserve de respecter plusieurs conditions techniques et administratives.

Tout d’abord, l’installation doit être réalisée sur un logement achevé depuis plus de deux ans et destinée à un usage résidentiel. Elle doit également être posée par un professionnel certifié RGE afin de garantir la conformité aux normes en vigueur.

Sur le plan technique, le bénéfice de ce taux réduit est conditionné à une logique d’efficacité énergétique : l’installation doit s’inscrire dans une démarche d’autoconsommation, c’est-à-dire permettre au logement de consommer tout ou partie de l’électricité produite. Dans ce cadre, elle peut être associée à des équipements complémentaires, tels qu’un système de pilotage de la consommation, un dispositif de gestion intelligente de l’énergie ou encore une solution de stockage (batterie), afin d’optimiser l’utilisation de l’électricité produite. Enfin, l’ensemble de l’installation doit respecter les normes techniques et de sécurité en vigueur, notamment en matière de raccordement au réseau électrique.

Quid du tarif d’achat de l’électricité issue des panneaux photovoltaïques ?

Concernant le tarif d’achat de l’électricité issue des panneaux photovoltaïques, force est de constater qu’il est moins intéressant aujourd’hui.

Pour rappel, toute installation solaire de moins de 500 kilowatts crêtes (kWc) peut bénéficier du dispositif d’obligation d’achat. Comme vu plus haut, EDF OA (ou une entreprise locale de distribution) est tenue de racheter l’électricité produite, à un prix déterminé par arrêté. Sauf que depuis la parution de l’arrêté de fin mars 2025, le cadre a profondément évolué. Pour les particuliers équipés d’installations de petite puissance (≤ 9 kWc), le tarif de rachat du surplus se situe désormais autour de 0,04 à 0,06 € par kWh, contre environ 0,10 à 0,13 € auparavant, soit une baisse significative. À noter que ces tarifs sont révisés chaque trimestre par la Commission de régulation de l’énergie (CRE), ce qui explique les variations observées.

Concernant les installations destinées à l’autoconsommation d’une puissance inférieure à 100 kWc pouvant bénéficier d’une prime à l’investissement, là encore, les conditions ont fortement changé : après une première baisse de 40 % en 2024 — avec une prime passée à 220 €/kWc pour les installations de moins de 3 kWc et à 160 €/kWc pour celles inférieures ou égales à 9 kWc —, la valeur de cette aide a de nouveau été revue à la baisse. Selon l’arrêté tarifaire du 27 mars 2025, elle est désormais uniformisée à 80 €/kWc, sans distinction entre les deux tranches de puissance (≤ 3 kWc et ≤ 9 kWc).

Panneaux solaires : existe-t-il des aides locales ?

En fonction de votre région de résidence, il est possible de solliciter des soutiens financiers locaux pour l’installation de panneaux solaires.

Quelques exemples :

  • Dans le Grand Est, certaines aides ciblent aussi bien le photovoltaïque que le solaire thermique ;

  • En Bourgogne Franche-Comté, le programme Effilogis peut octroyer jusqu’à 7 000 € de subvention ;

  • Dans les Bouches-du-Rhône, l’initiative Provence Éco-Rénov propose une aide pouvant atteindre 6 000 € ;

  • Enfin, dernier exemple, le département de l’Essonne a mis en place la prime Éco-logis 91 ;


En résumé, quelles démarches entamer pour l’installation de panneaux solaires ?

Pour votre projet de rénovation énergétique (isolation des murs, de la toiture ou du plancher bas, remplacement des menuiseries, amélioration de la ventilation, installation de systèmes de chauffage ou de production d’eau chaude), vous pouvez solliciter l’accompagnement d’un conseiller France Rénov. Il pourra vous renseigner sur la faisabilité de votre projet photovoltaïque ainsi que sur sa rentabilité.

Il est aussi possible de tester la viabilité financière de votre installation grâce à l’outil gratuit Évaluer mon devis photovoltaïque.

Enfin, si vous souhaitez approfondir vos recherches sur le financement de panneaux solaires, rendez-vous sur les pages dédiées de J’écorénove mon logement ; le site qui permet aux particuliers, clients ou non du Crédit Agricole, de construire efficacement leur projet de rénovation énergétique.

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