L'importance de l'isolation thermique pour économiser de l'énergie

PUBLIÉ LE : 06/02/2024 MIS À JOUR LE: 06/02/2024

En matière de rénovation, s’il y a un poste à privilégier pour réaliser des économies d’énergie, c’est bien l’isolation thermique. Lorsqu’une personne a froid dehors, elle commence par se couvrir avant de se réchauffer avec une tisane. La rénovation énergétique suit la même logique : d’abord isoler l’enveloppe du bâtiment (sans oublier la ventilation !), ensuite penser au chauffage.

Isoler pour limiter les déperditions de chaleur

Dans son logement, le réflexe est souvent de changer ses fenêtres en premier lieu. Si elles sont encore en simple vitrage, c’est sans doute judicieux. Tôt ou tard, elles seront à remplacer. Pourtant, dans un logement non isolé, les fenêtres sont rarement le premier poste de déperditions.

 

C’est bien connu, l’air chaud monte. Selon l’Ademe, dans une maison dépourvue de toute isolation, la toiture explique à elle seule 25% à 30% des déperditions ! Isoler ses combles, perdus ou non, reste donc la priorité des priorités. Effet garanti sur la facture.

  

Isoler ses combles, c’est bien, mais ce n’est pas suffisant. Dans une maison non isolée, toujours, les murs représentent en moyenne 20 à 25% des déperditions, les fenêtres 10 à 15%. Autrement dit, en isolant sa toiture/ses combles, ses murs et en changeant ses menuiseries, on arrive à limiter efficacement les déperditions, avec une réduction de la consommation d’énergie à la clé. Pour aller plus loin encore, pour une isolation vraiment performante, l’isolation des planchers bas et le traitement des ponts thermiques ne sont pas à négliger non plus.

Isoler pour améliorer son confort

Isoler pour réduire sa facture d’énergie, isoler aussi pour gagner en confort. Les professionnels thermiciens appellent ça « la sensation de paroi froide ». Dans une maison non isolée, les murs restent froids et leur fraîcheur rayonne dans la pièce. Du coup, la température ressentie se révèle souvent inférieure à la température ambiante.

 

Dit autrement, dans une maison isolée chauffée à 19°C, on se sentira bien mieux que dans la même maison non isolée et pourtant chauffée à 19°C également. On gagne en confort thermique, mais ce n’est le seul gain à prendre en considération. D’une pierre deux coups, l’isolation améliore aussi l’acoustique du logement.

 

Moins de nuisances sonores en provenance des voisins ou des transports, le propriétaire n’y pense pas toujours lorsqu’il se lance dans des travaux de rénovation, mais l’isolation thermique est aussi reconnue pour ses vertus acoustiques. Et quand on sait que le bruit figure systématiquement sur le podium des principales nuisances évoquées par les Français, on se dit qu’isoler son logement ressemble décidément à une riche idée.

Une bonne isolation sous-entend aussi une bonne ventilation

Pas d’isolation sans ventilation : n’importe quel conseiller énergétique digne de ce nom vous le dira. Plus le logement est isolé, plus il devient étanche, moins l’air est renouvelé. De fait, une bonne isolation, même si favorable pour l’écologie, peut aussi avoir des effets pervers en détériorant la qualité de l’air intérieur. Le risque n’est pas à prendre à la légère, une mauvaise qualité de l’air intérieur engendre de nombreux symptômes désormais bien identifiés : allergies, maux de tête, endormissement, perte de productivité…

 

Idéalement, la ventilation doit donc être pensée en même temps que l’isolation. La solution idéale reste la VMC double flux qui bénéficie de la prime énergie. Pour faire simple, grâce à un échangeur, le système réchauffe l’air froid qui pénètre dans le logement et récupère les précieuses calories de l’air vicié expulsé vers l’extérieur. La VMC double flux améliore encore la performance énergétique du logement tout en offrant des économies supplémentaires et en assurant un air sain dans le logement.

 

Dans le neuf, le système s’est imposé. En matière de rénovation, la VMC double flux est souvent difficile à mettre en œuvre. D’autres solutions existent toutefois comme la VMC hygro B, par exemple, pour s’assurer d’une qualité de l’air intérieur satisfaisante tout en réalisant des économies sur sa facture de gaz ou d’électricité

Quel type d’isolation choisir ?

Soit on isole le bâtiment par l’intérieur, soit par l’extérieur. Chaque solution a ses atouts et ses contraintes. En termes d’efficacité, l’isolation extérieure l’emporte. Finalement, c’est comme si on créait autour de l’immeuble, une nouvelle enveloppe, totalement étanche. Cette solution permet de traiter du même coup les ponts thermiques et évite d’avoir à effectuer des travaux chez soi, ce qui est toujours appréciable. Petit souci, quel que soit le type de bardage (bois, PVC, métal…), elle risque de dénaturer l’architecture. À l’arrivée, la solution se révèle souvent incompatible dans le bâti ancien : on imagine mal recouvrir un immeuble haussmannien ou une maison à colombages d’un bardage.

 

Seule alternative, donc, l’isolation intérieure. Moins performante, elle se révèle souvent moins coûteuse, et généralement plus facile à mettre en œuvre. Toutefois, les ponts thermiques ne sont pas traités et surtout en doublant les murs avec 10 centimètres de laine minérale, voire davantage, on réduit d’autant la surface habitable. Dans un appartement parisien où le m² coûte très cher, cela devient parfois compliqué.

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