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Rénovation énergétique les principales motivations des particuliers pour entreprendre des travaux

Rénovation énergétique : les principales motivations des particuliers pour entreprendre des travaux

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Améliorer le confort de leur habitat et réduire leur facture énergétique : voilà les deux principales motivations des Français qui s’engagent dans des travaux de rénovation énergétique.

91%. C’est, selon une récente étude menée par l’UFC Que Choisir, le pourcentage de Français qui souhaitent améliorer le confort de leur logement en se lançant dans des travaux de rénovation énergétique. Ils sont à peine moins (90%) à vouloir entreprendre ce type de travaux pour réduire leur facture énergétique. 77% des sondés expliquent par ailleurs vouloir rénover leur habitat pour préserver l’environnement tandis que 70% disent le faire pour valoriser leur logement.

Rénovation énergétique : l’amélioration du confort de l’habitation mise en avant

Les travaux énergétiques réalisés dans un logement participent grandement à l’amélioration de son confort. Selon l’enquête menée par l’UFC Que Choisir Que Choisir, 86 % personnes interrogées assurent que les travaux qu’elles ont fait réaliser leur ont effectivement apporté un gain de confort.

Ce qui s’explique assez facilement : une bonne isolation vous préservera d’éventuels courants d’air, de la sensation de froid ressentie en hiver dès que l’on touche le sol ou les murs, mais aussi des problèmes d’humidité. Elle permettra également d’augmenter la température ressentie d’environ 2,5°C dans votre intérieur. Dans le même temps, changer vos fenêtres améliorera également votre confort acoustique.

Rénovation énergétique : l’assurance de réduire le montant de vos factures énergétiques

Alors que les prix de l'énergie flambent, les Français sont de plus en plus inquiets face à ces très nettes augmentations du gaz et de l'électricité. C'est en tous les cas ce que souligne le dernier baromètre du médiateur de l'énergie en dévoilant que 84% d’entre eux se déclarent « préoccupés par leurs dépenses d'énergie », soit cinq points de plus par rapport à 2020. Pour rappel, 14% des Français, soit 3,8 millions de ménages, sont actuellement en situation de précarité énergétique. Ce qui signifie qu’ils consacrent plus de 10% de leurs revenus aux factures énergétiques de leur logement.

Que ce soit l’installation d’un système de chauffage plus performant (chaudière à condensation ou pompe à chaleur par exemple), l’isolation de vos combles, de vos murs ou encore le remplacement de vos fenêtres, les travaux de rénovation énergétique vous permettront de réaliser de substantielles économies.

Par exemple, saviez-vous que 30 % des déperditions de chaleur sont généralement dues à des combles mal isolés ? En y remédiant, votre consommation énergétique devrait pouvoir baisser de près de 30 %. Soit près de 470 € d’économies par an.

L’isolation de vos murs, parce qu’elle supprimera les ponts thermiques de votre logement, devrait vous permettre de réaliser jusqu’à 25 % d’économies par an. Celle de vos planchers bas, jusqu’à 10 %. Dernier exemple, le remplacement de vos fenêtres simple vitrage par des fenêtres double vitrage : à la clé, jusqu’à 15 % d’économies.

Rénovation énergétique : faire un geste pour l’environnement tout en valorisant votre logement

Le secteur du bâtiment concentre à lui seul 25% des émissions de gaz à effet de serre en France, ce qui représente 123 millions de tonnes de CO2.

En moyenne, les émissions de dioxyde de carbone d’une habitation chauffée à l'électricité seraient de 10 Kg par m2 et par an. Des émissions multipliées par quatre lorsque le logement est chauffé au gaz, et par six si c'est au fioul.

En réalisant des travaux énergétiques, vous allez pouvoir réduire les émissions générées par votre habitat. Un geste pour la planète, mais également un vrai plus en cas de revente : lors d’un projet d’achat, nombreux sont les acquéreurs à intégrer la classe énergétique d’un bien dans leurs critères de sélection. Sans compter que si vous êtes propriétaire bailleur, vous devez savoir que toutes les habitations étiquetées « G » seront interdites à la location à compter du 1er janvier 2025 (dès le 1er janvier 2023 pour les logements classés G et dépassant 450 KWH/m2/an d’énergie finale), toutes celles étiquetées « F » à compter du 1er janvier 2028 et toutes celles étiquetées « E » à compter du 1er janvier 2034.

Quid des aides à la rénovation énergétique ?

La loi Énergie et Climat, adoptée le 8 novembre 2019, a instauré une série de mesures destinées à accompagner les Français dans la rénovation énergétique de leurs habitats.

Vous pouvez ainsi bénéficier de :

  • MaPrimeRénov', ouverte à tous les propriétaires, sans condition de revenus, occupants comme bailleurs, aux usufruitiers ainsi qu’aux copropriétés ;
  • De primes délivrées au titre des Certificats d’Économie d’Énergie (CEE). Également appelées éco-primes, elles sont accessibles aux propriétaires et aux locataires ;
  • D’un taux de TVA réduit, accessible aux propriétaires, locataires ou occupants à titre gratuit d’un logement, qu’il s’agisse d’une résidence principale ou secondaire ;
  • De chèques énergie, réservés sous conditions de ressources aux propriétaires et aux locataires habitant un logement soumis à la taxe d’habitation.

Des aides sont également disponibles localement, telles que les primes distribuées par la Commission de régulation de l’énergie en Corse et en outre-mer.

Autre possibilité, l’éco-prêt à taux zéro - individuel ou copropriétés (Éco-PTZ) : il s’agit d’un prêt bancaire qui peut être réalisé dans une banque ayant signé une convention avec l’État. Il est destiné à financer vos travaux d’efficacité énergétique. Sa particularité réside dans le fait que ses intérêts sont pris en charge par l’État, et qu’il est accordé sur la base de montants fixes en fonction d’une liste de travaux définis.

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